Des mouvements de rébellion troublent la Côte d’ivoire depuis vendredi dernier. Si Bouaké était le point de départ de de la révolte, elle a maintenant touché la capitale, Abidjan. Les soldats mécontents réclament des primes non payées. Selon plusieurs médias, une opération militaire est en court.
Le mouvement des mutins, qui secouent la Côte d’ivoire depuis vendredi a encore repris ce matin. Des tirs nourris de soldats mutins ont été entendus. Ils réclament des primes non payés. A Bouaké comme à Abidjan, la situation a été trop tendue. Les mutins qui ont pris l’habitude de tirer en l’air pour montrer leur mécontentement à propos des primes et effrayer les populations civiles ont repris service. Les voies d’accès à l’eau à Houegbo et notamment une des principales artères de la zone, le boulevard François Mitterrand sont bloqués. L’autoroute urbaine été fermée, empêchant les habitants de l’est de la ville de se rendre au centre d’Abidjan. Le Lycée français Blaise Pascal. Qui se trouve aussi non loin de la zone a été fermé. Face à cette situation, la Banque africaine de développement a demandé à ses employés de rester chez eux et de ne pas bouger.
A Bouaké, les tirs étaient fréquents. Les mutins n’hésitent pas à utiliser des armes de gros calibre, effrayant une partie de la population et générant depuis hier soir d’incessantes rumeurs sur l’attaque de la ville par des forces loyalistes. Les mutins réclament le reliquat des primes promises par le gouvernement après les mutineries de janvier dernier qui ont ébranlé le pays.



