L’immigration clandestine sur les côtes libyennes continue de dévoiler ses secrets. Selon une information publiée par nos confrères de ‘’Ouest France’’, le procureur de Catane (Sicile), dit détenir des preuves, démontrant un éventuel contact entre certaines ONG humanitaires et les trafiquants de migrants en Méditerranée. Face à cela, Carmelo Zuccaro, rassure qu’une enquête est ouverte pour mettre à nue cette affaire.
« Nous avons des preuves qu’il existe des contacts directs entre certaines ONG et des trafiquants d’êtres humains en Libye », a déclaré dans La Stampa, dimanche, le procureur de Catane, Carmelo Zuccaro.
Dans son intervention, M. Zuccaro qui couvrait les principaux ports d’arrivée des migrants en Sicile, accuse certaines ONG d’avoir reçu des appels téléphoniques depuis la Libye. « Des appels téléphoniques depuis la Libye à certaines ONG, des lampes qui éclairent la route des bateaux de ces organisations… », A-t-il explique.
Selon notre source, le procureur avait cité l’ONG, Mataise Maosl, financée par les millionnaires Christopher et Regina Catrambone. Mais, il a en effet épargné Save the Children et Médecins sans frontières, avec laquelle travaille aussi SOS Méditerranée. Cette dernière, qui affrète le navire humanitaire L’Aquarius (avec à son bord des membres de Médecins sans frontières), a sauvé près de 14 000 personnes en mer Méditerranée depuis mars 2016.
Mais, ces accusations restent à confirmer dans la mesure où, le coordonnateur de SOS Méditerranée, Nicola Stalla, a formellement rejeté ces allégations. Selon lui, ils n’ont aucun contact avec la Libye. À l’en croire M. Stalla soutien « la seule raison pour laquelle nous sommes ici, c’est de tenter de sauver des vies ».


