Va-t-on vers la tenue du procès de Khalifa Sall ? L’assemblée nationale a, en tout cas, entamé la procédure de la levée de son immunité parlementaire. La commission ad hoc chargée de statuer sur la demande du procureur a été installée hier jeudi lors d’une séance plénière boycotté par l’opposition. Me Aïssata Tall Sall, membre du parti socialiste, elle, parle de bêtise humaine.
« Comment le parquet peut demander la levée d’une immunité parlementaire de quelqu’un qui est en prison. De quelle immunité s’agit-il? » s’interroge Me Aïssata Tall Sall avant de poursuivre : « On nous demande nous, de délibérer sur un fait négatif. Ils refusent de le libérer et ils demandent quand même de lever son immunité. » Pour Me Aïssata Tall Sall, « L’immunité n’a de sens que si la personne en jouit ; que si la personne est libre. » « Si la personne est en prison, pourquoi va-t-on nous demander de nous livrer à un jeu idiot de lever l’immunité de quelqu’un qui n’en jouit pas, qui n’en bénéficie pas, qui n’en a jamais bénéficié. » S’étonne l’avocate, Me Aïssata Tall Sall, qui indexe le parquet.


