La gestion du secteur pétrolier est de plus en plus erratique. En effet, l’Armp vient de bénir une capitalisation de la procédure de passation du marché relatif à l’assistance technique pour l’évaluation des réserves de gaz et pétrole et développement des gisements, sous réserve de prouver l’existence de crédits suffisants pour faire face aux coûts des prestations envisagées.
En effet, la société Petrosen a obtenu, dans le cadre de son budget, des fonds destinés à financer l’évaluation des découvertes d’hydrocarbures et la certification des réserves de gaz naturel et de pétrole. A cet effet, elle a fait publier un avis d’Appel public à manifestation d’intérêt et après l’évaluation des offres techniques, les candidats suivants ont été sélectionnés : Schlumberger et Beici Franlab and Institut Africain de l’Energie.
A l’ouverture des offres financières, l’offre de Beici Franlab and Institut Africain de l’Energie fixée à 739.493.669 F Cfa a été ajustée à 2.228.745.000 F Cfa et celle de Schlumberger fixée à 1.347.547.558 F Cfa n’a pas subi de correction. Seulement, après avoir constaté que l’offre le moins-distante est supérieur au budget du marché estimé à 100.000.000 F Cfa, l’autorité contractante a saisi la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) pour obtenir l’autorisation de poursuivre le marché.
Seulement, la question qui se pose est de savoir pourquoi un tel empressement ? Une question qui trouve sa réponse certainement dans les 12 milliards programmés par les investisseurs, Petrosen y compris. En plus, la localisation de certains gisements, à l’exemple de Grand Tortue, nécessite une réaction rapide de l’Etat face à un risque de redéploiement des investisseurs vers de potentiels concurrents. L’Armp fait savoir à l’Etat du Sénégal, qui a signé des contrats de recherche et de partage de production d’hydrocarbures avec des investisseurs étrangers et d’importantes compagnies pétrolières, qu’il doit faire estimation exacte et précise de ses réserves de gaz de pétrole pour pouvoir négocier correctement avec ses partenaires et s’assurer l’existence de crédits budgétaires suffisants


