Le bras de fer entre l’Etat du Sénégal et Yavuz Selim est loin de connaitre son épilogue. Après une rencontre éclaire avec le gouvernement avant-hier, ses représentants viennent d’être recontactés par le ministère de l’Education nationale pour continuer les négociations. Selon le président du conseil d’administration de Yavuz Selim Madiambal Diagne qui estime que l’Etat n’a pas confiance en l’école publique sénégalaise, puisque les autorités envoient leurs enfants dans des écoles privées.
Rebondissement dans l’affaire des établissements Yavuz Selim. En effet, le gouvernement a repris contact avec le Conseil d’administration pour continuer les discussions. «Nous allons répondre à cet appel, mais une chose est claire, l’Etat ne va pas gérer nos écoles, ce n’est pas légal. Nous n’avons pas confiance en l’Etat pour lui confier l’éducation de nos enfants. Les parents qui ont choisi Yavuz Selim ont dépassé beaucoup d’écoles. L’Etat lui-même n’a pas confiance en ses propres écoles. Aucun des enfants des autorités n’étudie dans les écoles publiques et ils veulent que les autres parents envoient leurs enfants à l’école publique», a fustigé Madiambal Diagne.
Face à cet état de fait, le Conseil d’administration prévient et accuse les autorités. « Cette fermeture de Yavuz Selim a des conséquences socialement dramatiques. Nous avons une politique sociale qui consistait à consacrer l’équivalent de 15% de nos effectifs à des boursiers. Actuellement, 403 enfants sont pris intégralement en charge par l’établissement et maintenant : qui va payer pour ces enfants ? », demande M. Diagne. Avec une présence dans 5 régions du pays, Yavuz Selim emploie prés de 517 personnes qui vont devoir chômer à partir de maintenant, explique-t-il.



