L’affaire des médicaments frauduleux saisie à Touba plus précisément à Belel est loin de connaître son épilogue. En effet, Le procès va être ouvert le 15 mai prochain à Diourbel. Déjà le conseil national de l’ordre des pharmaciens et le syndicat des pharmaciens privés du Sénégal ont décidé de se porter partie civile. Ainsi, les pharmaciens en point de presse ce matin exhortent le gouvernement à s’engager d’avantages contre ses pratiques illicites et la ratification de la convention médicrime.
«Vu la gravité de ce phénomène sur la santé des populations l’ordre des médecins s’est constitués partie civile dans cette affaire. La profession pharmaceutique attire l’attention de la justice et des autorités étatiques sur le fait que la totalité des médicaments saisis sont falsifiés avec un impact désastreux sur la santé des populations. Nous fondons beaucoup d’espoir pour l’éradication définitive de ce fléau qui gangrène notre système de santé. Nous attendons vis-à-vis des juges que le droit soit dit dans toute sa rigueur et sans aucune complaisance. Que les auteurs soient sanctionnés à la hauteur de leur forfaiture quel que soit leur rang ou niveau social. Nous attendons de l’Etat à la fermeture du dépôt inégaux de Touba qui constituent la plaque tourmente de ce trafic à cause de l’impunité qui règne. Nous demandons aussi à l’Etat la ratification sans délai de la convention médicrime qui oblige les états signataires à ériger en effraction pénale la fabrication et le trafic de médicament contrefaits», assène Mbaye Aw, conseiller de l’ordre des pharmaciens.



