Esclavage, abus sexuels, travaux forcés. Ce sont là les sorts réservés à de nombreux migrants africains qui atterrissent en Libye. Dans ce pays, ces derniers sont pour la plupart vendus sur ce qui a été décrit comme « un marché moderne d’esclaves ».
C’est l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui s’est chargée de recueillir le témoignage des victimes qui ont été entre les mains de milices ou de contrebandiers en Libye. Ces victimes déclarent avoir été amenées dans des parkings où elles ont été vendues comme esclaves. Elles ont ensuite été forcées à travailler par leurs bourreaux qui les retiennent captives.
Cet esclavage peut prendre d’autres formes selon le type d’individu. Ainsi, certaines victimes ont été forcées à appeler leurs parents à qui une rançon a été demandée pour leur libération. D’autres ont été battues, abusées sexuellement ou même tuées.
La situation précaire actuelle de la vie sociale et politique de la Libye offre un terrain favorable à l’esclavage des migrants à travers leur exploitation de diverses manières.



