AccueilEcho d'AfriqueLes villes d’Afrique subsaharienne, 29 % plus chères!

Les villes d’Afrique subsaharienne, 29 % plus chères!

Les cités africaines sont plus chères que celles des pays à niveau de revenus similaires, selon le rapport 2016 sur l’urbanisation de la Banque mondiale. Cela serait le résultat d’une urbanisation disproportionnée par rapport aux investissements et aux infrastructures.

En Afrique, 472 millions d’habitants, soit près d’un demi-milliard de personnes, vivent dans les villes. Quant à la perspective 2040, elle table sur une statistique qui avoisinerait le milliard de personnes. Tels sont les chiffres de la Banque mondiale (BM) issus du rapport 2016 sur l’urbanisme en Afrique présenté hier par vidéos conférence.

« Le coût des denrées alimentaires est environ 35 % plus chères que ceux d’autres pays à revenus faible ou intermédiaire ailleurs dans le monde’‘, explique le document. Les présentateurs du rapport, l’économiste en chef de la BM pour l’Afrique, Albert Zeufack, et le directeur chargé de l’urbanisme Samih Wahba estiment en claire que l’urbanisation démographique en Afrique subsaharienne prend l’ascenseur alors que les infrastructures et services sont à la traîne.

Pour confirmer leurs dires, deux statistiques ont été avancées avec 2/3 des habitants de Lagos (Nigéria) dans les bidonvilles et 41 % de résidents à Naîrobie (Kenya) qui vont au travail en marchant’, expliquent-t-ils. « Le coût des denrées alimentaires est environ 35 % plus chères que ceux d’autres pays à revenus faible ou intermédiaire ailleurs dans le monde’, note le document. En comparaison, les régions du Moyen-Orient/Afrique du Nord ont atteint ces 40 % d’urbanisation à la fin des années 1960 avec un PIB par habitant de 1800 dollars (et 3 600 dollars en 1994), alors qu’actuellement en Afrique subsaharienne, il se situe à 1000 dollars.

La solution, pour libérer les villes  africaines de cette emprise du sous-développement, est de faire en sorte qu’elles s’agrandissent ‘’ en se densifiant économiquement et physiquement, avec le souci de les connecter pour accroître leur efficacité et, à la clé, des perspectives de rentabilité  plus élevée que les investisseurs », préconise Samih Wahba.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Must Read

spot_img