L’Union des routiers du Sénégal et les transporteurs maliens décrètent à partir de minuit une grève de 48 heures. C’est pour dénoncer l’état de dégradation du corridor Dakar-Bamako. Une décision qui n’est pas bénie au ministère des Transports et des Infrastructures qui la juge illégale pour faute de non-préavis de grève.
« On avait envoyé une lettre d’information au ministre des Infrastructures par rapport aux deux axes à savoir, Tamba-kidira et Tamba-Moussala qui sont deux routes impraticables. Et les autorités n’ont rien fait », a regretté Gora Khouma, secrétaire de l’Union des routiers du Sénégal.
Très en colère contre l’État du Sénégal, le syndicaliste n’a pas caché ses mots. Selon lui, le gouvernement ne peut pas prendre comme prétexte que ce sont les camions gros-porteurs qui dégradent la route. Car, pour lui, ces derniers paient des taxes à chaque fois qu’ils dépassent les poids légaux. « Donc ou sont ces milliards », se demande-t-il.
Pour pallier à cette situation calamiteuse, les syndicalistes ont décrété une grève de deux jours à partir de minuit. Et il compte poursuivre leur revendication jusqu’à ce qu’ils aient gain de cause.
Se prononçant sur la question, le ministère des Transports et des Infrastructures juge illégale cette grève car, selon lui, il n’y a pas eu de préavis de grève. Le Secrétaire de ce département, Jule Aubain Sagna souligne que le gouvernement est en train de consentir d’importants efforts pour la réhabilitation des routes au Sénégal.



