Le radicalisme qui est une forme d’opposition aux idéaux et actions d’un groupe ou d’un gouvernement peut souvent prendre des proportions très inquiétantes, notamment la rébellion ainsi que le terrorisme. Les causes de ce phénomène, sont de part et d’autre liés à la stigmatisation, à la marginalisation, ou aux mépris du gouvernement à l’égard d’une partie de la population. Donc, d’après un simple regard de la société sénégalaise, tout porte à confirmer que cette nation qui sera sous peu de temps producteur de pétrole n’est nullement à l’abri de ce fléau si un changement n’est pas opéré de la part les gouvernants.
En effet, l’Etat du Sénégal au lieu de dépenser des moyens financiers colossaux dans l’armée pour lutter contre le terrorisme communément appelé djihadisme, il serait plus efficace d’attaquer le mal à la racine. Il est bon de diagnostiquer le mal afin de le traiter efficacement. Car à constaté l’ampleur du terrorisme dans le monde, on s’en rend compte que ce phénomène ne peut être vaincu par un affrontement direct, mais plutôt par des stratégies allant dans le sens d’attaquer le mal à la racine. En quoi faisant ? En luttant contre les inégalités sous toutes ses formes.
En effet, il ne s’agit pas d’être un expert encore moins un sociologue pour savoir, que les mouvements radicaux sont généralement constitués par des marginaux. Donc, pour pallier à tout cela, l’État du Sénégal doit faire des préoccupations citoyennes son cheval de bataille. C’est à dire qu’il doit faire profiter à toute la population les richesses du pays, sans distinction de race, d’ethnie ou de situation géographique.
Ces derniers qui le plus souvent s’organisent en mouvements, associations, pour lutter contre les inégalités sociales, économiques, religieuses, etc. Exemple la Casamance à travers le Mouvement des Forces Démocratique de la Casamance (MFDC), a longtemps été considéré comme le mal du Sénégal. Avec la chute de Yahya Jammeh, ce mouvement pourrait ne pas être orphelin comme beaucoup le pense, mais plutôt se fortifier avec le soutien du dictateur pour mener sa guerre contre le Sénégal.
Gouverné, c’est prévoir, donc, il serait important pour le gouvernement sénégalais, de prendre en compte cette situation et d’en faire sa première préoccupation. Au cas contraire, si nous nous référons à l’information donnée par Libération, au mois de décembre 2016, le Sénégal a coffré 16 présumés terroristes qui sont de nationalité sénégalaisemais appartenant à Daech ainsi et à Bokk Haram. Ainsi, il est bon après ces arrestations de se demander si ces Sénégalais présumées terroristes ne constituent pas l’arbre qui cache une forêt entière de terroriste ?
Par Mamadou Diaby
Stagiaire



