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Les élections législatives de 2017, en passe de devenir les plus historiques du Sénégal.

L’opposition se cherche en vue des élections législatives de 2017. Une liste commune semble se dessiner à travers les déclarations des leaders de l’opposition. Le rebelote  des élections de 1983, 1993, 1998 ou 2007 est prévisible pour des raisons d’agenda politique individuel propre à chaque parti politique. La droite comme la gauche s’organise pour imposer une cohabitation au président Macky Sall.

Les élections législatives de 2017 sont en passe de devenir les plus historiques du pays. Les différentes chapelles politiques lancent des ballons de sonde par médias interposés pour se jauger et essayer d’aligner leur position. « Nous sommes prêts à travailler avec tous les leaders de l’opposition y compris Karim Wade ça n’a aucune considération idéologique » a laissé entendre le Docteur Abdourahmane Diouf du parti Rewmi. La voix de Mamadou Diop de Croix s’était aussi élevé pour demander à l’opposition de dresser une liste commune pour imposer à Macky Sall une cohabitation à l’Assemblée nationale. Un regard du rétroviseur permet de savoir que les élections législatives sont en passe de devenir les plus historiques du Sénégal.

1983,  la carte individuelle pour conquérir la place Tascher

Durant la législatives de 1983, la situation était encore plus anarchique. Les formations d’opposition avaient choisi la carte individuelle contre toute logique. Le parti de Cheikh Anta Diop ne présentait pas de candidats aux présidentielles ; certainement  pour favoriser une entrée dans le gouvernement de ses dirigeants, il constitua une liste pour les législatives. Lorgnant vers Abdou Diouf tout au long de la campagne, cette erreur  stratégique déstabilisa l’électorat du RND et marqua le début du déclin irrémédiable. Le PIT s’oriente vers le parti de Wade en déclarant officiellement soutenir sa candidature. Il  s’estima trop peu influent pour prétendre à la magistrature suprême. Cependant le PIT présenta une liste aux législatives. Néanmoins, la LD /MPT et le MDP allèrent  en ordre dispersé aux législatives. Les deux autres partis qui ont rallié Dia, à savoir la LCT et l’UDP, ne se présentèrent pas car n’ayant pas les moyens de payer la caution pour obtenir l’autorisation de dresser une liste.

1993, même  scénario

Aucun parti ne se réjouissait véritablement : le PS, qui avait perdu 19 sièges, déclara que le PDS avait triché à Dakar à l’aide d’ordonnancement falsifiées 197 ; la LD /MPT exigea une refonte du fichier électoral ; le PDS affirma s’être fait une nouvelle fois voler la victoire.

Les élections législatives sont devenues une échéance extrêmement importante. L’histoire révèle que les partis politiques, malgré leur véhémence pour aller ensemble, déroule leur propre agenda  en vue d’obtenir le plus grand nombre de sièges dans la deuxième institution du pays. Ce fut le cas de 1998, 2007 et 2012. Les nouvelles tendances dans le cadre les futures coalitions montrent que le gauche et la droite vont s’affirmer comme deux camps idéologiques distincts. Même si le rewmiste pense que « les égos seront comprimés pour qu’on se trouve autour de l’essentiel. Nous devons comprendre qu’il y a cette disponibilité d’avoir une alternance en 2017.

L’alternance à l’Assemblée va-t-elle prendre les formes d’une cohabitation imposée à la majorité présidentielle ?L’opposition aura-t-elle assez de vision  politique pour gagner  la bataille de l’antichambre de la présidentielle de 2019 ? Rien n’y présage, pour le moment ! La première vraie bataille qui s’annonce est celle du maintien ou non de la date du 2 juillet 2017.

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