« Daaray Kocc », « Bara Yeggo, « les 76 Kousses « ou encore « Diamoney Tey » ont disparu de la scène ou presque. S’il se pose la question de l’âge de certains membres, d’autres raisons plus profondes expliquent cette disparition. Radioscopie du mal profond et tentative de solutions, en cette journée mondiale du théâtre.
Le théâtre est une branche de l’art scénique qui fait la part belle à l’interprétation, la présentation et la mise en scène par des représentations dramatiques, en présence d’un public. Cet art regroupe le geste, le discours, les sons, la musique, la scénographie. Au Sénégal, le Théâtre a une très grande place dans notre société. Beaucoup de personnes se retrouvent dans les thèmes développés ou dans les histoires racontées. Des créations de groupe théâtral, comme ‘’ Diamoney Tey’’, « Daraay Kocc’’, ‘’Baraa Yeggo’’, entre autres, ont tenu la vedette dans les programmes de la chaîne de télévision nationale.
Mais aujourd’hui, on en voit presque plus, les comédiens de cette génération qui ont fait rire ou pleurer des Sénégalais. Golbert Diagne, feu Malick Ndiaye Fara Thialthial, Marie-Madeleine, entre autres, sont absent de la scène ou du moins ne sont plus actifs qu’avant. Que devienne leur compagnie ? Selon le professeur de lettre et ancien directeur du Théâtre National Daniel Sorano, Dr Massamba Guéye, les troupes sont toujours là, mais sont de moins en moins structurées.
Dans cet entretien accordé à nos confrères de l’enquête, le professeur a souligné quelques points qui ont fragilisé le théâtre. « Les dislocations internes font que les troupes ne tiennent pas la route. Les télévisions également ont surtout contribué à la mort et à la léthargie des troupes scéniques », soutien Massamba Guéye. Poursuivant ses propos, l’ancien directeur du Théâtre National Daniel Sorano, explique que les troupes théâtrales sont victimes de crises profondes. Donc, elles ne peuvent pas fonctionner sans prendre en charge les éléments qui le composent .
Pour sauver ces troupes qui tentent de renaître de leurs cendres, Massamba Guéye propose la mise en place d’un fonds destiné au quatrième art. « À partir du moment où il aura la mise en place d’un fonds uniquement dédié au financement de la production et de la diffusion des pièces de théâtre scéniques, toutes les troupes qui sont là et qui sont talentueuses pourront présenter leurs créations.


