Les acteurs politiques seraient-ils insensibles aux meurtres et viols sur enfant ? En tout cas tout prote à le croire au regard de leurs attitudes suite à l’assassinat des deux enfants à Touba et à Petit Mbao. En effet, aucune indignation ne provient du pouvoir comme de l’opposition. La classe politique est plutôt bavarde sur les questions électorales.
Le constat est partout le même. Le psychologue Serigne Mor Mbaye n’est nullement surpris. Pour lui le quotidien des couches vulnérables et les affres qu’elles vivent ne les intéressent pas du tout. Les politiques n’ont d’yeux que pour le pouvoir. «Rien ne m’étonne d’eux. Rien de ce qui intéresse les populations ne les intéresse. C’est pas leur problème; leur problème c’est le pouvoir. On les soupçonne d’ailleurs d’être mêlés à ces pratiques fétichistes», affirme le psychologue.
A titre illustratif, le Conseil des ministres n’a pas évoqué les récents drames qui secouent la chronique. Et l’opposition n’a d’yeux que pour 2019 en interpellant Aly Ngouille Ndiaye qui pourtant a en charge la sécurité publique, et cela, choc Mamadou Bassirou Kébé même s’il est politique.
«Nous disons que vraiment cette classe politique parfois ne s’intéressent pas à des questions essentielles qui concernent la société. Je pense que ce silence est un silence coupable» se dit-il.
Il poursuit pour s’offusquer de l’attitude des ministres qui, lors de leur conseil n’ont pas évoqué ce problème. «Franchement notre société semble compliquée et la classe politique sénégalaise ne s’intéresse pas au sort des enfants; c’est ça le constat. Et hier, en Conseil des ministres on attendait que le gouvernement sorte un communiqué pour toucher ce problème».
Cependant, ils déplorent le fait qu’ils sont prêts à réagir si toutefois la France est atteinte comme ce fut lors de l’attentat de Charlie Hebdo, Bataclan entre autres.



