Bien que la rumeur du « riz en plastique » ait été fortement démentie par les autorités compétentes, elle n’aura pas manquée de marquer le quotidien des consommateurs sénégalais. Désormais, c’est avec méfiance qu’ils vont chez le boutiquier ou au marché pour se procurer du riz.
Dans les cuisines ou au marché, on jauge, on tâte, on mâche ou on forme une boule de riz en la lançant au mûr, histoire de voir si elle ne va pas rebondir. En effet, la rumeur du riz en plastique n’a pas fait qu’impacter « l’estomac » mais surtout la psychologie du consommateur. C’est à un spectacle à la fois hilarant et inquiétant qu’on assiste sur les stands de vente de riz. La cuisine se transforme aussi en véritable laboratoire où toutes sortes d’essais sont faits avant la cuisson et la consommation.
Amen, un immigré togolais au Sénégal, trouvé sur le point de faire la cuisine, prend toutes ses précautions. Il fait une boule de riz qu’il malaxe et jette sur le carreau de sa cuisine. C’est au tour des autres ingrédients de cuisine d’être inspectés. Il ne veut rien laisser passer. « Avec ce qui se passe, vaut mieux s’attendre à tout. Je prends mes précautions. S’il peut y avoir du riz et du poulet en plastique, c’est que les condiments de cuisine peuvent l’être aussi », se justifie t-il.
Il est clair que la grosse vague de rumeurs sur le riz et autres aliments en « plastiques« , n’a pas fini de faire son effet. Les autorités ont donc la charge de communiquer davantage sur l’inexistence de ces supposés produits sur le marché sénégalais afin de dissiper toute forme de doute sur la question.



