L’enquête préliminaire sur les fuites au Bac est bouclée à la suite d’un travail mené par la section de Recherche et la Division des investigations criminelles appuyées par leurs collègues du Plateau et de la police de Diourbel. Le procureur de la République, Serigne Bassirou Guéye, a demandé le placement sous mandat de dépôt de 16 personnes, sur les 42 dont il a requis l’inculpation.
Les enquêtes sont sur la bonne voie pour situer les responsabilités concernant les fraudes du baccalauréat 2017. Le procureur de la République qui prend très au sérieux ce dossier, ne compte laisser aucune piste pouvant mener à bout les enquêtes. Se voulant très claire, Serigne Bassirou Gueye soutien : « Nous avons requis l’inculpation des 42 personnes et le placement sous mandat de dépôt de 16 d’entre elles. Donc il appartient au juge d’instruction de les placer sous mandat de dépôt ou non ».
Parmi ses personnes arrêtées, il y a trois professeurs de lycée, un proviseur, 3 agents de l’Office du Baccalauréat, 23 élèves candidats au Bac 2017 et 3 personnes ayant réussi « par la fraude » au baccalauréat 2016. À en croire le procureur, les épreuves fuitées ont été monnayé à des sommes dérisoires variant entre 25 000 et 250 000 Fcfa.
Selon Serigne Bassirou Gueye, une information judiciaire est ouverte. Les chefs d’association de malfaiteurs, de fraudes aux examens, d’escroquerie, d’obtention frauduleuse d’avantages matériels indus ainsi que de complicité de ces chefs sont visés.


