Le chômage des jeunes diplômés au Sénégal inquiète de plus en plus. Ce phénomène serait-il lié à une pauvreté, un manque de volonté manifeste de nos dirigeants, ou plutôt est-ce la conséquence du népotisme et de la corruption dans le pays ? Donnons notre langue aux chats. Mais une chose est sûre la jeunesse sénégalaise est dans l’ambarras.
S’il s’agit de faire l’inventaire, le ‘’manque d’emploi’ ’occupe une place très importante dans la société sénégalaise. Même si, selon Jean François Médard, la possession d’un diplôme est longtemps considérée comme une condition juridique impérative pour obtenir un emploi administratif quelconque au point que l’on a pu parler de bourgeoisie du diplôme ; au Sénégal cette réalité n’est pas confirmée. Dans ce pays, l’obtention du diplôme n’est pas synonyme de travail.
Au Sénégal, l’emploi est disproportionné à la demande. Dès lors le choix des candidats n’est pas effectué en fonction des mérites, la chance de certains diplômés devient mince. D’ailleurs, c’est quasiment le même exemple dans tous les pays africains. Le clientéliste et les liens familiaux, amicaux ont pris le dessus à la compétence.
Toutefois, le gouvernement sénégalais avait une communication ourdi, soutient qu’il fait des efforts dans la lutte contre le chômage des jeunes diplômés. Pour preuve, le Sénégal par le biais de l’Agence nationale de la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) octroie des financements aux jeunes pour les pousser à entreprendre. Mais si l’on croit aux résultats concrets, cette politique parait plus en slogan qu’en action. Car pour accéder à ce financement, les démarches et les paperasses découragent déjà les candidats.
Par Mamadou Diaby



