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L’avocat de Toumba Diakité, dit non à l’extradition de son client

L’avocat de  Toumba Diakité, Me Baba Diop, dit être prêts à lutter pour l’annulation du projet d’extradition de son client. S’exprimant ce jeudi matin, sur l’antenne de WADR, M. Diop a affirmé avoir toutes les clés en mains pour empêcher le procureur de la République du Sénégal d’extrader l’ancien  aide de camp de Moussa Dadis Camara. 

« Nous sommes prêts et nous avons déjà étudié toutes les éventualités pour annuler l’extradition de mon client », souligne l’avocat Baba Diop. Il poursuit en affirmant posséder des arguments à toutes les étapes de la procédure. Visant à convaincre le procureur de la République du Sénégal pour annuler la demande d’extradition qui lui a été adressé par Guinée. 

« Nous avons des arguments de procédure et si ses arguments ne rassurent pas le procureur de la République, nous avons également des arguments de fond pour s’opposer fondamentalement à la demande. Mais si tout cela ne réussit pas et que le président prenne le décret de l’extradition à la suite de la décision de la chambre d’accusation, nous avons les moyens d’attaquer le décret du président de République, » rassure-t-il.

Pour rappel, le bourreau de Dadis Camara, Toumba Diakité a été arrêté à Dakar par la section de recherches de la gendarmerie de la capitale sénégalaise, le 20 décembre dernier. Depuis lors, il est incarcéré dans une des  prisons de Dakar. La Guinée avait envoyé une demande de son extradition au procureur de la République Sénégalaise qui est jusqu’à présent sans suite.

Relevant certaines imperfections de la justice Sénégalaise, Me Diop a en effet précisé qu’ils ont formulé des demandes auprès de la chambre d’accusation, pour l’annulation de la procédure, car explique-t-il ‘’ nous avons constaté une violation de l’article 11 de loi de 1971 l relative  à l’extradition. Cette article précise que la personne qui doit être extradé, 24h après son arrestation doit être interrogé par le procureur de la République ou un membre de son parti. Et nous avons constaté dans notre dossier que M. Diakité a fait une semaine sans être entendu, c’est-à-dire, qu’il a été arrêté le 20 décembre et interrogé par le procureur général le 28 décembre », a-t-il déploré

Dans ce cas l’avocat estime que cet acte de la justice sénégalaise est une violation des droits de la défense conformément au code de procédure pénale plus précisément à l’article 166. Selon lui, cette violation doit être sanctionnée, et cette sanction en espèce doit être la libération de M Diakité.

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