Le lac rose est menacé ! La menace vient du fait que des exploitants de carrières de sable se ruent sur le lac pour récolter du sable. Le journal l’Observateur rapporte que des centaines de camions investissent quotidiennement la zone pour l’exploitation des dunes de sable qui bloquent la mer au niveau de la grande côte. Si l’exploitation anarchique des carrières de sable n’est pas arrêtée, le Lac Rose, ainsi que toutes installations et infrastructures de la zone risquent de disparaitre. Sur place, la menace est réelle et perceptible.
Les touristes, les guides touristiques ainsi que les propriétaires des complexes hôteliers se plaignent de cette exploitation des dunes de sables. Des allers-retours incessants de véhicules et d’engins viennent perturber la quiétude des visiteurs et des touristes. Le lac commence déjà à se vider au grand malheur des hôteliers qui ne voient plus aucun client. « Nous avons tout fait, la police est même passée pour éviter la confrontation. Le lac est un patrimoine mondial donc, c’est à l’Etat de le préserver. Aujourd’hui, la menace de disparition du lac est réelle, si les autorités ne font rien » souligne le président du village artisanal Mor Gueye.
Mor Gueye d’ajouter : « Regardez bien, ce sont les dunes de sable qui bloquent la mer afin qu’elle n’avance pas, mais elles sont attaquées par les camions, avec la complicité de certaines autorités qui leur délivrent des permis d’exploitation. Ce n’est pas normal et là, tout ce qui nous reste, c’est d’interpeller directement le chef de l’Etat… les dunes constituent notre seul défense contre la mer qui se trouve au-dessus du lac Rose. Aujourd’hui, la bande de filaos et les dunes sont attaquées de manière grave. Nous ne sommes pas à l’abri d’un tsunami, du fait que la mer peut à tout moment déferler sur nous et nos installations hôtelières ».
Si cette exploitation ne cesse de sitôt, les exploitants du Lac Rose promettent de saisir l’Unesco d’une plainte, afin que le Lac Rose soit protégé. « Nous avons tout fait, nous avons saisi qui droit, mais l’agression continue et notre unique recours aujourd’hui c’est l’Unesco, afin que ce patrimoine mondial soit préservé », annonce Mapathé Wade. A part les activités touristiques, d’autres activités telles que l’horticulture et l’exploitation du sel sont aussi menacées.
Hissein GUIAGOUSSOU


