Le maire de Dakar, Khalifa Sall, va suivre la campagne électorale depuis la prison. En tout cas, il refuse la formule de la caution qu’il qualifie d’aveu. Des propositions d’apports financiers lui sont faites, mais il est encore réticent.
Selon une source digne de foi, l’édile de Dakar estime que «déposer une caution pour avoir la liberté provisoire est une forme d’aveu » de sa culpabilité. Pour le moment des bonnes volontés et des pontes de la République lui proposent d’apporter leurs soutiens financiers afin qu’il dépose sa caution et sorte de prison, mais il refuse toujours. «Beaucoup de gens lui proposent de l’aider, mais il refuse toujours. Peut-être qu’il va accepter plus tard », nous souffle un de ses proches.
En fait, trois solutions s’offrent au maire socialiste pour obtenir une liberté : soit, il fait des contestations sérieuses, soit il rembourse, soit alors il dépose une caution. S’agissant des contestations sérieuses, il les a faites, mais ni le juge d’instruction, ni la Chambre d’accusation n’ont été convaincus par ses arguments ; le dossier est présentement devant la Cour suprême. Pour ce qui est du remboursement et de la caution, Khalifa Sall écarte totalement ces options qui ressemblent à un aveu.
Pour rappel, le maire de Dakar, Khalifa Sall, est en prison depuis le 3 mars dernier. Ce dernier est poursuivi pour détournement de fonds dans le cadre de l’affaire de la Caisse d’avance de la Ville.


