L’incertitude est toujours de mise sur la tenue de la date du scrutin le 26 octobre au Kenya. C’est ce que semble dire le président de la Commission électorale kényane Wafula Chebukati en conférence de presse ce mercredi. Il doute sur sa capacité d’organiser une élection crédible en cette date.
«Je donne un carton jaune à tous les dirigeants politiques du pays (…) En tant que arbitre, je veux adresser un sévère avertissement aux joueurs de ce match, dans tous les camps, qu’ils devraient cesser toutes tentatives d’interférer sur le processus », a-t-il déclaré en conférence de presse.
Ce dernier a également observé que l’IEBC était minée par des dissensions internes, qui avaient entaché son autorité et l’avait empêché de garantir son bon fonctionnement. «J’ai tenté plusieurs fois de réaliser des réformes cruciales, mais toutes mes tentatives ont échoué devant une majorité de commissaires », assure-t-il. Il ajoute que : «Dans de telles conditions, il est difficile de garantir une élection libre, équitable et crédible ».
Certains prédisaient l’annonce de sa démission au cours de cette allocution, mais c’est pour l’instant tout le contraire qui s’est passé. « Beaucoup aimeraient que je me retire. Ce serait le choix le plus facile. Mais le pays doit passer en premier. Je ne serai pas celui qui plongera le Kenya dans une crise encore plus profonde », a martelé le président de la commission qui, pour l’instant, tient la barre tant bien que mal.



