Depuis quelque temps, Karim Wade qui est exilé du Sénégal après avoir obtenu une grâce du Président Macky Sall enchaîne les communications. Tantôt, il annonçait sa venue au Sénégal, sachant qu’il ne sera pas du tout au rendez-vous; tantôt, il annonçait sa candidature sachant que les termes de sa libération l’empêche d’être candidat. Voilà que le fils de Me Abdoulaye Wade poursuit dans le bluff, en médiatisant sa demande d’inscription sur les listes électorales comme si cette inscription était acquise.
Exilé du Sénégal depuis qu’il a obtenu une grâce présidentielle, le candidat du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) vient de s’inscrire sur les listes électorales au Koweït. Et depuis que cette information est relayée, d’aucuns pensent que cela signifie que Karim Wade a toujours ses droits civiques et politiques qui lui permettent d’être candidats aux élections Présidentielles de 2019. D’ailleurs, ses partisans ont saisi cette occasion pour défendre cette thèse. Ignorant que la demande d’inscription ne confère pas forcément à Karim Wade des droits civiques.
En effet, Karim Wade n’a fait uniquement qu’une demande d’inscription sur les listes électorales qui est permise à tout Sénégalais. Dès lors que la demande est faite, elle sera subordonnée d’une validation par les autorités compétentes après avoir fait les vérifications nécessaires. Ainsi, il peut arriver que l’inscription sur les listes électorales soit refusée à une personne qui a déjà fait sa demande d’inscription. Ainsi, Karim Wade n’a fait que l’acte matériel, à savoir la demande. Cette dernière est subordonnée à une validation, elle même subordonnée à certaines conditions.
En effet, selon l’article 31 du code électoral, « Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale :
les individus condamnés pour crime ;
2. ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement avec sursis
d’une durée supérieure à un mois, assortie ou non d’une amende, pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie,
abus de confiance, trafic de stupéfiants, détournement et soustraction commis par les agents publics, corruption
et trafic d’influence, contrefaçon et en général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq (05)
ans d’emprisonnement ;
3. ceux condamnés à plus de trois (03) mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement
d’une durée supérieure à six (6) mois avec sursis, pour un délit autre que ceux énumérés au deuxièmement
ci-dessus sous réserve des dispositions de l’article L.30 ;
4. ceux qui sont en état de contumace ;
5. les faillis non réhabilités dont la faillite a été déclarée soit par les tribunaux sénégalais, soit par un jugement
rendu à l’étranger et exécutoire au Sénégal ;
6. ceux contre qui l’interdiction du droit de voter a été prononcée par une juridiction pénale de droit commun ;
7. les incapables majeurs. »


