À pointe Noire, au Congo, les opérations d’inscription sur les listes électorales ont connu un coup d’arrêt brutal. La machine d’enrôlement des citoyens sénégalais a été « minutieusement » volée le week-end dernier. La police a ouvert une enquête.
Le vol reste tellement « propre », mais si « insensé » que tout le monde s’interroge sur le mobile qui a pu conduire à un tel forfait. La machine d’enrôlement des citoyens sénégalais résidant au Congo (pointe Noir) sur les listes électorales a « mystérieusement » disparu. Sans traces (pour le moment).
« Les faits se sont passés dans la nuit de samedi à dimanche. Mais, c’est ce lundi matin (hier) qu’il nous a été donné de constater la disparition de la machine d’inscription sur les listes électorales », a rapporté Cheikh Mamadou Djigo. Le témoin, un ancien gendarme qui fait valoir ses droits à une pension d’invalidité au Congo, est resté pantois devant l’attitude des voleurs. Il séjourne au Congo depuis dix ans. Le vol s’est fait sans casse.
« On n’a rien constaté qui puisse corroborer qu’il s’agit de vol. Parce qu’il n’y a pas eu casse. Il ne s’agit pas de malfaiteurs. Les portes ont été ouvertes et la machine a été emporté », a dénoncé M. Djigo qui précise qu’il n’est « militant d’aucun parti politique ». La police a fait les constations d’usage. Elle a ouvert une enquête pour élucider cette affaire à tout le moins bizarre.
Même si les forces de l’ordre ont ouvert une enquête sur cette affaire de vol de machine d’enrôlement sur le fichier électoral, le gendarme de formation pointe du doigt les agents du consulat du défunt Baîdy Kane.
« Donc, c’est ce qui nous fait croire que ce sont les travailleurs du consulat qui sont les premiers responsables ou suspects. On ne peut qu’accuser ces gens-là. C’est une atteinte à la sûreté de l’État. L’ambassadeur Batoura Kane a du mal à qualifier ce scandale », a-t-il dénoncé au bout du fil. Cette machine avait déjà enrôlé 5 000 personnes lors de son passage à Brazzaville, Lubumbashi et Pointe-Noire.
L’opposition avait déjà alerté sur les « magouilles » qui se passent au Congo avec les opérations d’inscriptions sur les listes électorales. Elle avait accusé les responsables de l’Alliance pour la République (Apr) de n’inscrire que les militants et alliés de ce parti.



