Les pèlerins du Daaka de Médina Gounass ont vécu leurs journées la plus sombre, mercredi dernier suite à un incendie qui a fait plus d’une vingtaine de morts. Selon des sources concordantes contactées par nos confrères de l’Enquête, le drame est dû à plusieurs facteurs, notamment le climat de la zone, ainsi que les activités menées par les populations au quotidien, etc… .
La commune de Médina Gounass a enregistré son mercredi le plus sombre, suite à un incendie qui a occasionné la mort de 23 personnes selon les derniers bilans. Cet incendie d’une rare violence n’est pas une première au Sénégal. Mais ce qui fait la spécificité de celui-ci, c’est son nombre de victimes. Si l’on en croit aux sources, plusieurs facteurs ont encouragé la rage de la flamme, notamment le vent, la chaleur, les herbes sèches qui entourent Médina Gounass, mais également le manque d’eau sur les lieux.
Le président d’organisation du Daaka Seydou Ba a dit tout son regret par rapport au manque d’eau noté sur les lieux. Dans ces propos, M. Ba par ailleurs maire de la commune de Madina Gounass, explique que le manque du liquide précieux est l’un des facteurs qui a encouragé ce désastre. « Quand le feu à commencer, les citernes était vide. S’il y avait de l’eau, on pourrait maîtriser le feu avant que ça n’aille loin. », explique-t-il.
À ce cocktail déjà assez explosif s’ajoute l’entassement des produits inflammable. Autant dire qu’il ne manquait que le feu aux poudres. Sur le site, il n’y a pas de femme. Selon les explications d’une source contactée par l’Enquête, « sur place, il n’y a que des femmes. Ils préparent eux-mêmes pour manger. Et chaque personne ou chaque groupe cuisine ses propres plats pendant les 10 jours du Daaka. Il n’y a pas non plus un endroit dédié à la cuisson. Autrement dit, il y a autant de feu que de pèlerins. Ce sont ces feux multiples au milieu des pailles et du vent qui sont à l’origine des incendies répétitifs ».



