180 ivoiriens doivent retourner au bercail mardi prochain. En situation irrégulière en Lybie, ils devront être rapatriés en Côte d’Ivoire. Depuis quelques temps, ce pays voit bon nombre de ses fils quitter la terre natale pour la recherche d’un mieux-être ailleurs, notamment sur le continent européen.
Des chiffres qui font froid dans le dos.
Selon les autorités italiennes, environ 11000 ivoiriens ont pris le chemin de la méditerranée depuis la fin de l’année dernière. De plus, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) classe la Côte d’Ivoire en tête de liste en ce qui concerne les candidats à l’immigration clandestine en Europe. Quant à la côte d’Ivoire, elle dit avoir enregistré plus de 800 migrants illégaux arrivés en Italie du 1er janvier au 15 février 2017.
L’Etat et sa politique de lutte contre l’immigration clandestine
Le gouvernement ivoirien entend mener des actions pour changer la donne. Mais il ne s‘agira en aucun cas d’interdire la migration qui n’est pas une mauvaise chose en soi. Les politiques menées et celles à avenir visent à décourager la migration clandestine. Issiaka KONATE, directeur général des ivoiriens de l’extérieur au Ministère de l’intégration, exhorte à cet effet la jeunesse ivoirienne à utiliser « les moyens légaux qui existent pour aller à l’extérieur ». Par ailleurs, l’Etat s’engage à démanteler les réseaux favorables à la pratique de l’immigration clandestine et prône le retour de ses fils sur leur terre natale.
Diane Rosette AMOUSSOU



