La rupture des médicaments, les difficultés de procédures de l’obtention des marchés, sont entre autres les maux dont souffrent les hôpitaux publics sénégalais. Face à cela, les personnels sanitaires pointent du doigt à l’Agence de régulation des marchés publics. Et du côté de l’Armp l’on tente à se justifier.
Depuis plusieurs années, les hôpitaux sont confrontés à un manque criard de rupture des médicaments due à une lenteur notée dans le code des marchés. Ainsi, selon Moussa Samb Daff, Directeur de l’hôpital Dalal Diam de Guédiawaye qui s’exprimait sur les ondes de Rfm sur cette situation, «Nous éprouvons d’énormes difficultés dans notre travail du fait des longues procédures des codes des marchés pour l’obtention des médicaments ou les matériels médicaux. Nous demandons juste la direction de l’armp qui est chargé de contrôler les marchés de trouver un accord avec les techniciens du ministère de la Santé afin d’éviter les lenteurs. Pour qu’enfin la prise en charge des malades puisse se faire dans des meilleures conditions », souligne-t-il.
Même son de cloche pour Pape Biram Ndiaye qui pense que l’armp doit réserver un traitement de faveur sur l’obtention des médicaments vue son importance.
Pendant ce temps, l’Armp bat en brèche ses accusations et apporte des précisions. Selon Ousseynou Cissé « en 2014 le code des marchés public a procédé à des changements surtout dans le domaine de la santé. Ainsi, ces changements portent dans le cadre de réduire les difficultés notées dans la distribution des médicaments ». Cependant, ce dernier interpelle les différents centres de santé publique et leur demande de planifier afin d’éviter d’éventuelles ruptures.



