Les prisonniers de la maison d’arrêt et de correction de Thiès sont en grève de la faim depuis hier. Les pensionnaires s’insurgent contre les difficiles conditions de détentions. Ainsi, selon eux, ces conditions se sont dégradées depuis l’arrivée d’un nouveau chef de cours. Interrogé, par nos confrères de la Rfm le président de l’Asred, Ibrahima Sall confirme l’information et donne les raisons.
« Il y a le traitement excessif et amoral qui leur est infligé, la maltraitance inouïe qu’ils subissent de la part du nouveau chef de cour de la prison, le maintien en prison de détenus acquittés après jugement devant la Chambre criminelle de Thiès, du seul fait que le Procureur de la République a fait un appel. Il y a les colis provenant de leurs familles, qui sont maintenant très limités. Les repas copieux amenés par les familles sont détournés et utilisés par certains gardes pénitentiaires qui usent de tous leurs pouvoirs pour abuser des détenus de la prison de Thiès. Mais aussi les fouilles inopinées des éléments de la gendarmerie avec leurs chiens et qui se font avec une cruauté excessive, violant leur dignité. Et après ces fouilles, certains détenus perdent leurs biens. Ces détenus regrettent le départ du commandant Boubacar Diatta qui était un père pour eux », indique Ibrahima Sall.
Cependant, ils restent convaincus qu’ils n’arrêteront pas leur grève si toutefois leur condition de vie n’est pas amélioré.



