Le président gambien Yahya Jammeh, a fait son choix. Il a décidé de tourner le dos aux négociations ouvertes par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (cedeao) pour trouver une issue heureuse face à la crise qui prévaut en Gambie. Mieux encore, il déclare la guerre à l’organisation. Une guerre qui s’apparenterait à un suicide.
Le président gambien déchu dans les urnes, Yahya Jammeh continue de contester les résultats des élections qui ont donné vainqueur à Adama Barrow. Mieux encore, il se prépare à la guerre contre le Cedeao. En effet, dans un message télévisé adressé à la nation gambienne, il a estimé que la Cedeao lui a fait une déclaration de guerre, lorsqu’elle annonce que tous les moyens pour le pousser à quitter le pouvoir sont envisagés.
Yahya Jammeh a aussi décidé de ne plus participer à une négociation avec la Cedeao, et pour cause, explique le dictateur de Kanilaï, l’organisation sous régionale est impartiale. Jammeh a ensuite réitéré sa demande d’annulation de l’élection du 1er décembre.
Rappelons que Yahya Jammeh avait, aussitôt après la proclamation des résultats par la Commission électorale indépendante (IEC), reconnu sa défaite et félicité son adversaire Adama Barrow. Quelques jours plus tard, la commission, à travers un communiqué, a annoncé des chiffres corrigés réduisant ainsi l’écart entre MM. Barrow et Jammeh. Toutefois, cette réajustement ne modifier en rien l’issue du vote.
Mais quelques jours après, plus précisément, le 9 décembre, M. Jammeh fait volte-face en rejetant les résultats et en réclamant un nouveau scrutin.
Depuis lors, M. Jammeh est sous la pression de la communauté internationale qui lui demande de céder le pouvoir le 19 janvier au risque d’une intervention militaire. Mieux encore, le Président américain, Donald Trump est allé jusqu’à lui menacer en terme clairs que s’il ne quitte pas le pouvoir il sera tué comme Khadaffi. Ainsi, l’entêtement de Jammeh s’apparente plus à un suicide.


