En décidant de confisquer le pouvoir, le Président gambien Yahya Jammeh vaincu dans les urnes pensait sans doute qu’il sera ignoré par la communauté internationale. Mais au rythme où vont les choses, tout porte à croire qu’il n’a plus d’autre issu que de rendre le pouvoir.
Comme une seule voix, la communauté internationale a condamné la décision de Yahya Jammeh de confisquer le pouvoir après avoir accepté, une semaine avant, sa défaite devant Adama Barrow ainsi que la clarté du scrutin. Le Sénégal a été le premier pays à mettre en garde Yahya Jammeh. Comme pour montrer sa détermination de ne point laisser le roi du fleuve opérait son forfait, ce pays qui entoure la Gambie saisit alors le conseil de sécurité de l’Onu pour que des mesures efficaces et rapides soient prises. Sans tarder, le Conseil de sécurité de l’ONU invite Yahya Jammeh à reconnaitre sa défaite et à assurer la sécurité des nouvelles autorités gambiennes. Aussitôt après, l’Union africaine, la Cedeao et l’Union européenne embouchent la même trompette. L’EU va d’ailleurs jusqu’à menacer Jammeh et ses souteneurs de sanctions, au cas où ils persistent dans leur volonté de maintenir le pouvoir.
Comme si cela ne suffisait pas, les États-Unis s’y mettent également. Le Pays de Donald Trump a aussi condamné fermement le revirement de Jammeh. A l’image du Sénégal, les États-Unis ont aussi mis en garde Yahya Jammeh contre toute tentative de confisquer le pouvoir et lui demande de respecter la décision du peuple gambien qui, suivant les résultats officiels provisoires, a élu Adama Barrow.
Dès lors, tout porte à croire que Yahya Jammeh n’a d’autres issus que de rendre le pouvoir et d’accepter sa défaite. En effet, en dehors de la Russie avec qui, la Gambie de Yahya Jammeh entretient de bonnes relations et qui n’a toujours pas montré sa position face à cette situation, le monde entier parait tourner le dos au despote de Kanilai. Au-delà même des sanctions prévues contre la Gambie, la communauté internationale parait être dans les dispositions d’autoriser une intervention militaire en Gambie à l’image de celle qui a eu lieu en Côte d’Ivoire, lors du forcing de Laurent Gbagbo.



