Le choses se précisent de plus en plus en Gambie. Yahya Jammeh est toujours loin d’abdiquer. A un jour de la fin de son mandat, le dictateur de Kanilaï a décrété l’Etat d’urgence en Gambie pour parer à toute intrusion.
Yahya Jammeh a décrété un état d’urgence de trois mois en Gambie. Cette décision a été prise alors qu’il ne lui reste que quelques mois de règne. La mesure a été approuvée par le Président de l’Assemblée nationale. En effet, c’est une mesure qui suscite des interrogations à quelques heures de l’ultimatum de la Cedeao. Yahya Jammeh justifie la mesure en invoquant un niveau d’ingérence exceptionnel et sans précédent dans les affaires du pays et le processus électoral.
En effet, Yahya Jammeh qui ne pouvait plus compter sur la Cour suprême faute de juges, s’est appuyé sur l’Assemblée nationale dont-il bénéficie la majorité mécanique, pour légitimer son coup de force. Saisie par Jammeh, la représentation nationale gambienne a pris hier, trois motions lors de sa première session extraordinaire de l’année 2017. Les résolutions sont portées par le leader du Groupe parlementaire de la majorité, le député Fabakary T. Jatta. La première motion stipule que les parlementaires examinent et approuvent une résolution de l’Assemblée nationale de la République de Gambie condamnant fermement « l’ingérence illégale et malveillante » dans les affaires intérieures de la Gambie, de la Cedeao et du Gouvernement du Sénégal. La deuxième motion demande aux députés d’examiner et d’approuver une résolution sur la proclamation des résultats d’un Etat d’urgence en Gambie pour une période de 90 jours, à compter du 17 janvier au 17 avril 2017. Et enfin, la dernière motion invite les parlementaires à examiner et à approuver une résolution prolongeant le mandat de la 15e législature gambienne pour une période de quatre-vingt-dix jours (90), à compter du 11 avril au 11 juiller 2017. Le mandat des députés qui devait prendre fin le 29 mars prochain, sera ainsi prolongé de 90 jours.



