Sheriff Kijera, président du Centre des victimes des violations des droits de l’homme en Gambie (GCVHRV), a déclaré que le centre a enregistré jusqu’à présent plus d’un millier de victimes directes et indirectes à travers le pays, informe the point.com.
« Les victimes enregistrées sont des survivants et des proches de victimes de violations graves des droits de l’homme, notamment des disparitions forcées, des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et des détentions arbitraires, des actes de torture, des violences sexuelles et autres ».
Kijera a également déclaré que le centre est déçu par le gouvernement du président Adama Barrow dans son approche et aussi par son incapacité à prendre en charge certaines des réparations urgentes des victimes qui ont un besoin urgent de soutien médical et psychosocial.
Il a fait ces remarques dimanche lors d’une réunion tenue au bureau principal du GCVHRV en Sénégambie.
Kijera a expliqué que l’assistance médicale du gouvernement turc au centre des victimes est un bon exemple de ce que le gouvernement d’Adama Barrow a lamentablement échoué à assumer sa responsabilité de faciliter les modalités du processus. Il a ajouté que les corps des victimes avaient été exhumés et que les familles avaient été à nouveau traumatisées et que le gouvernement n’avait pas communiqué avec les victimes. »Nous ne voulons pas de justice sélective, mais nous voulons la justice et nous le voulons maintenant », a exigé M. Kijera.
«En tant que centre de victimes, il a démontré qu’il avait un immense potentiel découlant de la diversité de ses membres pour répondre aux besoins des victimes et entraîner la transformation de la société en collaborant avec le gouvernement et d’autres partenaires pour exploiter les synergies de ses membres. Pour influencer le changement et apporter la justice désirée aux victimes », a-t-il déclaré.
Kijera a ajouté que le centre a énormément œuvré pour la réalisation des objectifs de l’organisation, affirmant que le centre a enregistré des succès dans la plupart de ses programmes et qu’il a relevé certains défis.
Au cours de l’examen, le centre des victimes en collaboration avec les Chambres AG et le Ministère de la Justice, le PNUD, l’UNICEF et la Société Civile a entamé des consultations nationales sur la conception et la mise en place de la Commission vérité, réconciliation et réparations en Gambie. »
Il a ajouté que l’Initiative de défense juridique des médias (MLDI) a accordé trois mois au Centre des violations des droits de l’homme en Gambie pour mener des activités de plaidoyer et de campagne sur la mise en œuvre de la liberté d’expression; jugement de la cour de justice communautaire de la CEDEAO sur les cas d’Ebrima Manneh, Musa Saidykhan et Deyda Hydara.
« Le projet cherche à engager un dialogue et un plaidoyer avec les autorités gouvernementales pour s’assurer de remplir ses obligations en tant qu’État membre de la CEDEAO en mettant en œuvre des plans et en accord avec les victimes et les membres de la famille ».



