Le jour fatidique pour Yahya Jammeh approche à grand pas. Et au rythme où vont les choses tout porte à croire que Yahya Jammeh se dirige tout droit vers sa fin. En effet, le Président de la Cour suprême s’est recusé de se prononcer sur son recours pour empêcher l’investiture de Adama Barrow.
Yahya Jammeh qui avait introduit un recours pour empêcher la prestation de serment de Adama Barrow ne peut plus compter sur ce recours. Le Président de la Cour Suprême s’est récusé. Il ne statuera pas sur le recours déposé par Yahya Jammeh pour tenter de bloquer la cérémonie d’investiture. Ainsi, Yahya Jammeh n’a plus d’option juridique devant lui. Pour lui tirer d’affaire, le Maroc tente toutefois l’ultime médiation.
Nasser Bourita, le ministre délégué aux affaires étrangères marocaines est actuellement en Gambie. Le royaume accepterait de recevoir Yahya Jammeh en exil s’il acceptait les résultats des urnes. Pendant ce temps, la solution militaire, le dernier recours envisagé par la Cedeao se précise de plus en plus.
Certes, il est difficile de connaitre la teneur des échanges entre les Chefs d’Etat-major de la Cedeao réunis samedi à Abuja. Selon un site de l’armée Nigériane, il s’agissait de débattre de l’impasse politique en Gambie. L’article a depuis été supprimé. Le site affirmait en effet que les représentants du Libéria du Sénégal et du Ghana était présent. Ils pourraient être les principaux contributeurs des forces en attente de la Cedeao. Une force de plusieurs milliers d’hommes prêts à intervenir en Gambie en cas d’échec de la médiation.
L’opération serait dirigée par le Sénégal qui fournirait le gros des troupes. Le reste venant des pays voisins. Selon certaines sources, un contingent de 800 militaires Nigérains a été mis à la disposition de la Cedeao. Cette information a toutefois été immédiatement démentie par le porte-parole de l’armée.
Du côté de l’Union Africaine, le conseil paix et sécurité a déjà précisé qu’à compter du 19 janvier, Yahya Jammeh ne serait plus reconnu comme président légitime. Reste à connaitre la position des Nations-Unies qui écoutait vendredi le représentant spécial de l’ONU en Afrique de l’Ouest faire son rapport sur la crise Gambienne.



