Le camp de Jean Ping espérait la venue de juristes de l’Union africaine. Finalement, L’UA, qui était en contact avec Libreville pour envoyer ses spécialistes, n’aura finalement pas de droit de regard sur le processus.
L’Union africaine explique, que des notes avaient été envoyées à Libreville pour expliquer le travail de ses juristes, et elles sont restées lettres mortes.
« La Cour ne veut pas de notre équipe », confie un représentant du département Paix et sécurité.
« Les juges de la Cour constitutionnelle rendent leur verdict au nom du peuple. Ils prêtent serment. Ce que ne font pas les juristes de l’Union africaine », assure un représentant de l’institution pour expliquer le refus d’un droit de regard de l’Union Africaine sur le processus en cours.
Il ajoute même qu’il n’y aura pas de recomptage des procès-verbaux, mais un contrôle de leur régularité. « Un travail pour lequel la venue d’experts de l’UA n’est pas nécessaire », précise-t-il.
Le pouvoir, lui, est d’accord pour le recomptage des voix, mais pas pour cette commission. Me Francis Nkéa, un des avocats d’Ali Bongo, se dit serein. Selon lui, la Cour est le médecin de l’élection. Elle doit désinfecter tout ce qui pollue et annuler les PV irréguliers. Des irrégularités dont l’opposition serait coupable un peu partout dans le pays, dit-il.
L’opposition ne se formalise pas. Jean-Rémy Bantsantsa, un des avocats de Jean Ping, estime que l’important est qu’une commission d’experts représentant les deux parties puisse suivre le recomptage des voix du Haut-Ogooué. Mais l’avocat s’inquiète tout de même. La procédure n’en est qu’à l’échange de courriers entre chaque camp, avec arguments et contre-arguments.
D’ici vendredi, le juge rapporteur doit présenter ses conclusions en audience publique, avant le verdict final.
La Rédaction.



