L’acte de Kémi Séba et Cie perturbent le sommeil des défenseurs du Fcfa. En effet, depuis l’histoire du billet de 5000 F brûlé, les responsables de la Bceao ne ratent plus une occasion de s’expliquer et de défendre la monnaie coloniale. Hier, le Directeur national pour le Sénégal de l’Agence principale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), Ahmadou Al Aminou Lô, est encore monté au créneau pour défendre le F Cfa, qui pour lui est une «excellente» monnaie.
«C’est une unité de compte, toutes les monnaies peuvent s’en réclamer, un intermédiaire dans les échanges, puisqu’il y a des monnaies qui n’y arrivent pas dans certains pays où il y a la dollarisation. C’est une réserve de valeur qui permet de faire une épargne et de ne pas perdre en valeur ou en pouvoir d’achat. Quand une monnaie remplit toutes ces trois conditions, c’est une excellente monnaie, ce qui est le cas du Franc Cfa », a martelé M. Lô, lors d’un point de presse sanctionnant la rencontre trimestrielle avec les directeurs de banques et établissements financiers.
Poursuivant, il relève que le Cfa est aussi utilisé dans d’autres juridictions comme le Nigéria, le Ghana et la Gambie et il affirme qu’une monnaie, «on la juge à sa valeur externe pour voir si elle est en mesure de préserver l’accès aux devises et dans la zone Cfa, on n’a jamais eu de cas de devises».
En outre, il note que le problème de réserve de change ne se pose pas, car «il y a suffisamment de réserves de changes et de crédibilité externe du Cfa». Ce qui pour lui, est un avantage, comparé à d’autres pays où « le contrôle des changes est très strict ».



