L’attente a été très longue, mais l’enjeu en vaut la chandelle. Le nouvel homme fort de la Gambie, le Président Adama Barrow vient de fouller le sol de la Gambie. Apres un exil de 10 jours dans le territoire sénégalais pour des raisons sécuritaire, Barrow décide finalement de rentrer au bercail.
Pour rappel, le tombeur du dictateur Yahya Jammeh avait quitté son pays natal suite au refus de ce dernier qui avait contesté les résultats de l’élection du 1 er décembre dernier. Ainsi suite à la médiation de la Cedeao et des présidents de la Mauritanie et de la Guinée, l’enfant de Kanilaï décide de quitter le pouvoir pour laisser son successeur venir enfin gouverner son pays.
Une nouvelle ère vient de s’ouvrir en Gambie. Hier une population plus qu’heureuse, une foule nombreuse, tous unanimes sont venus assister à l’arrivée de leur président Adama Barrow. La peur, l’angoisse n’ont désormais plus leur raison d’être dans cette capitale. Seule la joie de vivre se lisait sur leur visage. De l’aéroport à la ville une marée de foule plus qu’insolite, vêtue de leur plus beaux habits ont montré leur sympathie à leur nouvel espoir, Adama Barrow.
Les partisans, proches, amis ont regagné dés les premières heures l’aéroport international de Banjul. Les forces de l’ordre déployées par la Cedeao veillent à la sécurité de cette manifestation. Des avions de chasse survolaient la capitale. On tenait vraiment à la réussite de cet événement qui restera à tout jamais inscrit sur les annales de l’histoire politique gambienne.
Vers 17h, l’avion matriculé 6w s’immobilise sur la piste de l’aéroport, le nouveau chouchou de la Gambie accompagné de ses deux épouses déboule sur le tapis rouge. La musique principale des forces de l’armée retentissent devant ce chef suprême qui s’est immobilisé pour montrer son engagement et son respect pour celle-ci.
On voit un homme tout heureux qui ne pouvait cacher sa joie. Satisfait de l’organisation de cet événement, le président Barrow n’hésitera pas à demander à la mission de la Cedeao de rester encore 6 mois afin de lui permettre d’organiser son pays.



