L’intelligence collective peut apporter énormément à l’émergence d’une nation. Les organisations humaines (les nations, les entreprises de toutes tailles, les ONG, les associations…) doivent trouver des solutions aux préoccupations d’environnement des affaires, de qualité de vie au travail, de cohésion interne et externe et d’atteinte de leurs objectifs. Miser sur le groupe, la nation, favoriser l’intelligence collective permet de gagner en performance et en équilibre. Pour un pays, favoriser l’unité nationale et mobiliser l’ensemble des forces vives de la nation vers des desseins communs peuvent être les clefs de l’émergence. Un Président de la République, chef de parti, aura toujours les mains liées pour créer cette dynamique collective. Il sera toujours prisonnier de lobbies politico-financiers, sectaires et religieux qui vont annihiler toute action collective d’intérêt général. L’égalité des chances, qui est le socle d’une société en mouvement, sera difficile à assurer. Le plaisir d’appartenir à une nation unie, juste, solidaire et en progrès s’estompe au vu des injustices engendrées par des actions partisanes. Les incentives (stimulations) basées sur l’argent peuvent bien fonctionner si elles sont bien préparées. Sans remettre en cause leur efficacité, on peut cependant aller plus loin dans la motivation des personnels d’entreprises et des citoyens-fonctionnaires en développant le plaisir, l’envie d’appartenir à un projet (d’entreprise, d’établissement ou de société), la satisfaction de faire gagner une entreprise ou une nation. La logique de récompense doit aller avec une logique de responsabilité et de contrat de confiance. Autrement dit en activant de nouveaux ressorts et leviers qui permettent de sortir des enjeux de mercenariat pour aller vers autre chose de plus valorisant. L’un des enjeux de développement pour l’organisation et d’émergence d’une nation réside dans l’intelligence collective. Il s’agit de mettre tout le monde au service d’un projet commun en redonnant à chacun de la liberté et du pouvoir. En effet, en redonnant ainsi l’initiative aux différents acteurs de l’entreprise et aux forces vives de la nation, on peut lancer des projets bien différents et novateurs. Redonner de la liberté au service d’un projet commun suppose des valeurs communes. Ce n’est qu’en étant sûr que celles-ci sont vraiment partagées que l’entreprise ou la nation fera vraiment confiance à ses collaborateurs ou ses citoyens. Une des valeurs communes pourrait être la Qualité. L’entreprise et la nation doivent mobiliser leurs clients internes (collaborateurs et fonctionnaires) et externes (partenaires de transaction, citoyens, étrangers…) autour de la qualité. Pour gagner en compétitivité, nous devons être capables de faire mieux que nos concurrents, faire plus vite qu’eux et faire moins cher. Il est normal que les individus mobilisent leur énergie pour l’atteinte de ces objectifs. Cependant il est encore plus utile de les aider à mobiliser leur intelligence au bénéfice de la collectivité. Cette démarche collective procure des effets de synergies inestimables. Les syndicats de travailleurs pourraient chercher à parler d’une seule voix pour défendre tous les travailleurs du pays. Les syndicats d’employeurs pourraient fusionner et désigner un interlocuteur unique de l’Etat car l’intérêt de l’entreprise ne peut pas être morcelé. Le dialogue social deviendra une réalité concrète. Nos régions pourraient retrouver leur identité et valoriser leurs talents. Les confréries religieuses vont s’unir sur les aspects essentiels de la religion et célébrer en communion les différentes fêtes religieuses. L’école sera pacifiée. L’éducation et la formation seront les seuls leviers de l’ascenseur social. Les valeurs de travail seront prédominantes. Les compatriotes de l’intérieur et de la diaspora travailleront ensemble pour créer un lien positif et une identité forte avec leur pays. Toutes les forces vives de la nation pourront jouer chacune leur partition pour mettre la société en mouvement et la rendre attractive. L’intelligence collective pose plusieurs questions:
1 – celle de la déconcentration et de la décentralisation du pouvoir : traditionnellement, les décisions sont prises au sommet de la pyramide hiérarchique, juste en dessous on fait exécuter et en bas, on exécute. Ce système est inadéquat car il ne traite qu’une petite quantité des préoccupations qui se posent dans une entreprise ou un pays et ne tient pas compte des contingences de terrain. Nous précisons ici que la déconcentration est géographique et la décentralisation concerne la décision ;
2 – celle de l’implication du personnel ou des citoyens en faveur de leur entreprise ou du pays, ce qui pose la question de leur statut, de la pérennité de l’emploi, de la qualité des services publics, de la motivation et de la reconnaissance des mérites par la hiérarchie ;
3 – celle de la compétence enfin (formation au travail de groupe et au traitement des préoccupations, notamment).
L’intelligence collective repose encore une fois et uniquement sur la volonté et la capacité du Chef de l’Etat et du Top Management des entreprises et des RH de faire différemment en rompant avec certaines pratiques informelles et règles établies et sur une dose d’intelligence émotionnelle de leur part. Ayons le courage de réformer notre société et d’inventer un autre modèle de développement dans lequel chaque citoyen pourra exploiter son potentiel et sa parcelle de cellule grise pour atteindre en permanence les objectifs…Excellent weekend



