Le Sénat est de retour. Le décor est planté. Il ne manquait plus que cette dernière arme pour renforcer l’arsenal institutionnel que le président veut se doter pour renforcer son emprise sur le pays, placer ses pions et ses partisans et essayer de se faire réélire facilement. Par un décret du 5 Avril 2016 (selon le journal Libération), le Président de la République a officialisé la création d’un Sénat Bis en ces termes :
Du haut conseil des collectivités locales
Art. 4. – Il est ajouté, après l’article 66 de la Constitution, un titre VI bis « DU HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES » et comportant un article 66-1 ainsi libellé :
« Article 66-1. – Le Haut Conseil des Collectivités territoriales est une Assemblée consultative. Il donne un avis motivé sur les politiques de décentralisation et d’aménagement du territoire. Une loi organique détermine le mode de désignation, le nombre et le titre des membres, ainsi que les conditions d’organisation et de fonctionnement de l’institution ».
Art. 5. – Les articles 104 à 108 de la Constitution du 22 janvier 2001 relatifs aux dispositions transitoires sont abrogés. La présente loi constitutionnelle sera exécutée comme loi de l’Etat »
C’est fait, on continue de vivre au-dessus de nos moyens, la promesse d’une gouvernance sobre et vertueuse n’a jamais été la préoccupation de ces dirigeants. Le Président de la République, celui de l’Assemblée Nationale, celle du Conseil Economique, Sociale et Environnementale (C.E.S.E.) et le Premier Ministre gèrent leurs trésors de guerre à travers leurs fonds secrets. Le futur Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) ne va pas déroger à la règle. Il sera grassement doté en fonds politiques pour les moyens de sa future campagne électorale pour le locataire du palais. Il semblerait que le patron des socialistes ait déjà la sucette du HCCT ou Sénat Bis dans la bouche. Ce sera l’occasion de caser de futures porteurs de voix et affidés du régime sans compétence ni moralité. Ils ont grassement dotés les ministères et directeurs de sociétés et agences nationales de moyens d’aller faire de la politique pour le prince. Le pays reste en campagne électorale permanente. Pour un pays sous-développé et surendetté, avouez que la sentence est lourde. Pour être dans les bonnes grâces de l’occident et recevoir des subsites, ils signent à tout va des accords (ex des APE) pour renforcer l’état de dépendance et d’asservissement de notre pays. Cette politique produit de la pauvreté et détruit la dignité humaine. Ils ont beau fait miroiter des sucettes à notre secteur privé national, le Sénégal restera un éternel souk, une zone de consommation et un dépotoir pour l’Asie et l’occident, du moins, tant que ce pouvoir restera à la tête du pays. Ce qu’un politique a fait, un autre politique peut le défaire. C’est le sens du combat citoyen qui prend de plus en plus forme et il vaincra. Excellente semaine



