La première grande mutation doit venir de la prise en compte de la dimension intérieure de l’individu, c’est-à-dire le sens humain. Le structuralisme du management a trouvé ses limites dans un certain anti humanisme. L’organisation n’est plus considérée comme un bien social mais comme une vache à lait pour le dirigeant et ses amis. La motivation comme sens des responsabilités disparait de plus en plus. Il va falloir intégrer la dimension intérieure profonde de l’homme pour trouver un deuxième souffle et participer à la construction d’un modèle économique plus désirable et plus durable. Quelles perspectives ?
Le pragmatisme de l’acteur politique doit l’amener à anticiper pour pérenniser la vie de la nation. La vie de nos nations est bercée par différentes crises, avec la crise de repères et de sens humain comme point culminant. Les modifications de l’environnement conduisent inévitablement à une perte de repères et de sens humain. Dans ce contexte délicat, pour améliorer son fonctionnement et réduire ses déficiences, la nation devra toujours privilégier la relance de sa propre dynamique sociale. Les citoyens ont besoin d’être rassurés, dirigés et accompagnés, car l’action collective sera supérieure à la moyenne des énergies individuelles. La cohésion sociale sera d’un grand apport à l’émancipation et l’épanouissement des forces vives. Les meilleurs bras de leviers, qui favorisent le retour à la croissance, sont la QUALITE DU SERVICE et l’INNOVATION, en sachant que les plans d’actions les plus simples seront les plus efficaces. Le regard neuf d’un nouvel acteur politique permettra de mieux partager, proposer, accompagner et former les citoyens.
Le sens humain réussira ces prouesses :
– L’évènement favorise l’action (Faire l’état des lieux, anticiper et proposer des innovations) ;
– La difficulté est surmontable ( Donner du sens et organiser. responsabiliser et cultiver les compétences.) ;
– L’obstacle est fait pour réfléchir (Encourager les actions collectives, les mettre en synergie et les accompagner dans la mise en œuvre ) ;
– L’incertitude mène à l’inquiétude (communiquer sur l’action citoyenne, rassurer et former à la citoyenneté.) ;
– La crise est une réelle menace (informer et mieux évaluer les risques, prendre les bonnes décisions pour améliorer l’environnement des affaires.)
Avec le sens humain, la réalité est porteuse d’opportunités et non de menaces. Ce qu’un politique a fait, un autre peut le défaire. Le combat citoyen doit permettre de construire une nouvelle citoyenneté dans une nouvelle république plus juste, plus unie, plus solidaire et en progrès. Excellente journée



