La nouvelle édition du rapport du « Doing Business » ne présente toujours pas d’évolution notoire pour le Sénégal. Ce rapport, qui mesure chaque année la qualité et l’évolution du climat des affaires à travers 189 économies dans le monde a été publiée hier par son initiateur, la Banque Mondiale. Une multitude de critères (comme la création d’entreprise, la protection des droits de propriété, la résolution des litiges commerciaux, la pression fiscale ou l’accès à l’électricité) sont utilisés pour évaluer ces économies
Dans ce nouveau rapport, les pays où les environnements réglementaires sont les plus favorables aux entreprises sont Singapour, suivi de la Nouvelle-Zélande (2), le Danemark (3); la Corée du Sud (4); Hong Kong (5); le Royaume-Uni (6); les États-Unis (7); la Suède (8); la Norvège (9); et la Finlande (10).
L’Ile Maurice reste au premier rang en Afrique (32e dans le monde) devant le Rwanda, qui retrouve sa deuxième place cédée l’an dernier à l’Afrique du Sud. La nation arc-en-ciel se range cette année au 4e rang africain derrière le Botswana. La Tunisie (74e) complète le quinté de tête et se range au premier rang parmi les pays d’Afrique du Nord, juste devant le Maroc (75e).
Le Sénégal (158 e sur 189), avec ce classement peu enviable, devait être dans ce quinté car ayant eu les mêmes prédispositions que des pays comme la Tunisie et le Maroc dans les années 70. Il suffit de faire du benchmark (étudier les meilleures pratiques) dans ces pays leaders pour comprendre les réformes qu’il faut entreprendre. Les pratiques informelles plombent encore notre économie. Dans un pays où on radie des inspecteurs d’impôts lanceurs d’alerte contre la corruption, la concussion, la prise illégale d’intérêt et le trafic d’influence ne pas avoir un bon classement.
Selon la Banque Mondiale « L’Afrique subsaharienne représente environ 30 % des améliorations en matière de réformes réglementaires. La région peut également se targuer de compter la moitié des 10 économies ayant le plus amélioré le climat des affaires, soit des économies ayant mis en place au moins 3 réformes et par conséquence ayant augmenté leur classement mondial », écrit la Banque mondiale : l’Ouganda (122e), le Kenya (108e), la Mauritanie (168e), le Sénégal (153e) et le Bénin (158e) »
Le rapport note que « de multiples réformes ont également été mises en œuvre en Côte d’Ivoire (142e), à Madagascar (164e), au Niger (160e), au Togo (150e) et au Rwanda (62e) ». C’est cette stratégie de réformes qu’il faut adopter pour sortir notre pays de l’ornière. Il ne sert à rien de contester les résultats du rapport Doing business, il suffit de réformer en profondeur notre société pour nous placer parmi les pays où il est facile de faire des affaires.
La rédaction



