Lors de la première panne du tuyau de Keur Momar Sarr en 2013, le Président de la République Macky Sall avait, comme un général sur un champ de bataille, débarqué en treillis militaire accompagné de son premier ministre Mme Aminata Touré. Il ressemblait alors à un guerrier en mission de sauvetage. Mais voilà que les mêmes problèmes ressurgissent, comme si sa solution miracle d’alors n’était qu’un coup de bluff.
En 2013, une panne de l’usine de Keur Momar Sarr avait fini par mettre tous les sénégalais sur la route armés de bidon à la recherche du liquide précieux. Des semaines durant, la population a souffert. Trois ans après, le même scénario se redessine. Comme si la solution miracle que les autorités en place ont bien pris le soin de vanter n’était que temporaire. Sans doute, les techniciens ont encore colmaté les brèches et passer à autre chose. Et voilà que l’histoire leur rattrape avec une nouvelle panne qui dure depuis plusieurs jours.
Au regard des manœuvres en cours, tout porte à croire que le pouvoir est entrain de répéter les mêmes erreurs que la dernière fois oubliant que les mêmes causes vont produire indubitablement les mêmes effets.
Dès lors, il est logique de se demander à quand une véritable solution durable pour régler définitivement ce problème qui constitue une véritable bombe à retardement pour la capitale du Sénégal? N’est-il pas temps que le Chef de l’Etat, Macky Sall, le chantre de l’émergence, s’attaque sérieusement à ce problème en situant d’abord les responsabilités et surtout en arrêtant de colmater des installations de plusieurs années. Car l’émergence ne rime surtout pas avec ces images de milliers de Dakarois dans les rues avec des bidons à la recherche du liquide précieux.
Sans doute, cette situation traduit indubitablement l’échec patent de tous ceux qui ont eu à diriger ce pays depuis les indépendances car il est inconcevable qu’après plus de 50 ans d’indépendance, l’approvisionnement en eau de la capitale du pays dépende exclusivement d’un tuyau unique situé à plus de 300 km. Autant trouver des moyens alternatifs pour assurer la sécurité de l’approvisionnement en eau.



A mon avis,
Il faudrait que l’on pense à mettre en place des châteaux d’eau dans chaque quartier de Dakar, comme l’état a commencé à faire dans les villes du Sénégal