L’heure de vérité a sonné pour Barthélémy Dias. Le maire de Sacré-Cœur Mermoz fera aujourd’hui face au juge pour le meurtre de Ndiaga Diouf.
Pour rappel, le maire socialiste est poursuivi dans cette affaire, pour coups mortels, menaces de mort et coups mortel. Toutefois, il n’est pas seule dans cette affaire car neuf autres prévenus seront dans la salle du juge pour répondre pour des délits d’associations de malfaiteurs de rassemblement illicite suivi d’actions diverses, de détention d’arme sans autorisation. D’autres inculpés ont choisi la poudre d’escampette pour ne pas comparaitre. D’ailleurs un mandat d’arrêt plane sur leur tête. Il s’agit de Malick Thiombane, Babacar Sy et Ameth Guéye.
Retour sur la scène du crime le 26 janvier 2012, un événement tragique s’est alors produit dans la mairie de Sacré-Coeur Mermoz. En effet, selon le maire, des jeunes armés jusqu’aux dents ont fait irruption dans sa mairie pour lui ôter la vie c’est ainsi qu’il a sorti son arme afin de pouvoir se défendre. Il sera alors arrêté puis placé sous mandat de dépôt pour le meurtre de Ndiaga Diouf.
Pendant l’avènement de Wade ses amis, hommes politiques de l’opposition, se sont levés en bouclier pour dénoncer son arrestation qu’ils qualifient d’acharnement. Mieux encore, il sera investi sur les listes électorales avant d’être élu député en 2012.
Ce procès est d’autant plus politique que judiciaire, selon ses souteneurs car se dit-il, ce dossier depuis cinq ans dormait dans les placards du tribunal. Mais vu qu’il n’est plus dans les dispositions de soutenir le Président Khalifa Sall, des personnes se sont levées à l’instar le député Seydina Fall Boughazelli pour faire revenir la machine judicaire sur Barthélémy. Quelques jours après, le dossier de Ndiaga Diouf refait surface. C’est ainsi qu’une commission ad hoc de l’assemblée nationale est créée pour la levée del’immunité parlementaire de Barthélémy. Ceci permettra à son avocat et sœur de parti, Me Aissata Tall Sall de dire que cette législature a battu le record en matière de levée d’immunité parlementaire.
Dans cette logique d’ailleurs, le député maire Barthélémy, en marge de la marche de la coalition Manko Wattu Sénégal, s’est permis de dire que ce procès et un règlement de compte. C’est un moyen pour eux de lui empêcher de participer aux élections législatives. Toutefois, son avocat abordant dans le même sens dit que ce procès est très politique et peu judiciaire.
Aujourd’hui le destin du député est entre les mains des juges. Même si ce dernier clame toujours son innocence.



