Trois jour après la victoire du « non » lors du référendum sur la reforme constitutionnelle, le chef du gouvernement Italien Matteo Renzi a remis sa démission, mercredi. Il a en effet laissé entendre qu’il était favorable à des élections anticipées.
Le chef du gouvernement avait précisé qu’il va démissionner de son poste de premier ministre une fois que le « Non » aurait remporté ». Le rêve d’un Italie ‘’plus simple, plus compétitive, plus courageuse’’ formulé à l’été 2014, s’est transformé en cauchemar dû au refus des Italiens, à 60%, à sa réforme la plus ambitieuse, qui osait toucher à la constitution ‘’anti-fasciste’’ de 1948 pour tenter de simplifier la vie politique d’un pays ayant connue 60 gouvernement de 1948 à nos jours.
Le président Sergio Mattarella va désormais consulter les forces politiques du pays pour déterminer la marche à suivre, entre élection anticipée, gouvernement technique ou réformes électorales. Ces consultations pourraient commencer dés jeudi 8 décembre, pourtant jour férié en Italie, selon les médias Italiens.
Mattéo Renzi est loin de renoncer à tout avenir politique, il souhaite encore se battre. « Il est temps de se remettre en chemin » a-t-il écrit aux Italiens, affirmant qu’il était favorable aux élections anticipées. Sans même attendre le terme de la législative, prévue début 2018.
« Nous n’avons peur de rien ni de personnes, si les autres partis veulent des élections, le parti Démocratique n’a pas peur de la démocratie ou des votes » a-t-il assuré devant la direction de son parti, dont il est toujours le numéro un.
Matteo Renzi est la deuxième victime d’un référendum en Europe, après la démission de David Cameron, l’ex premier ministre Britannique, tombé au « Non » de ses compatriotes au maintien de leur pays dans l’union Européenne.



