« Le départ du Président Robert Mugabe est une opportunité historique pour les Zimbabwéens et leur volonté d’en finir avec l’isolement du Zimbabwe » a déclaré le département d’Etat Américain.
Les américains ont en effet félicité le Zimbabwe qui a fait savoir pacifiquement mais clairement que l’heure du changement est arrivée. Le Président Robert Mugabe âgé de 93 ans, et ayant passé 37 ans à la tête du pouvoir a mis un terme mardi à son règne sans partage sur le Zimbabwe en présentant sa démission sous la pression de l’armée, de son propre parti et de la rue. L’ancien vice Président Emmerson Mnangagwa, âgé de 75 ans devrait être nommé dès aujourd’hui président par intérim.
Mais cette réaction des Etats-Unis démontre à plusieurs égards, combien les relations entre la grande puissance et Robert Mugabe n’étaient pas des meilleures. En effet, l’homme fort de Zimbabwe ne se laissait jamais marcher sur les pieds par les grandes puissances. Ces relations tumultueuses ont été marquées par des sanctions américaines à l’endroit du pays de Robert Mugabe. En effet, en 2001 les Etats-unis ont élaboré une loi sur la démocratie et la relance économique du Zimbabwe, qui impose des sanctions économiques au Zimbabwe. Cette législation que le Président Zimbabween fait porter à Mme Clinton, avait poussé Mugabé à soutenir Donald Trump lors des élections qui ont opposé les deux candidats. D’ailleurs, après l’élection de Donald Trump, Mugabe avait laissé entendre une phrase polémique. Il avait alors soutenu que « Les électeurs américains ont fait la faveur du Zimbabwe en votant pour M. Donald Trump devant Mme Hillary Clinton, qui déteste le Zimbabwe avec passion ».
Mais quelques mois seulement après son élection, l’espoir de Mugabé sur Donald Trump s’anéantit. Il compare alors celui qu’il considérait mieux qu’Hilary Clinton à Goliath lors de son discours à l’ONU.
Ainsi, face à ces relations tumultueuses, les Etats-Unis ne peuvent qu’apprécier sa destitution en espérant des relations meilleures avec le nouveau Président.


