Dans les rues de Dakar, les bouts de papier et les sachets plastiques, brefs les ordures de toute sorte, font le décor. Une situation que déplorent certains sénégalais rencontrés par Keppar, qui imputent la responsabilité aux maires, mais également à la population dans sa généralité. Ils ont de part et d’autre proposé des solutions qui permettront d’endiguer ce fléau.
Une idée partagée par tout le monde, malgré l’effort fourni par le gouvernement, les rues de Dakar, la capitale du Sénégal, souffrent toujours du mal d’insalubrité. La faute est-elle alors celle du gouvernement ? Ou bien celles de la population dans sa généralité. Plusieurs citoyens se sont prononcés au micro de nos reporters avec des idées différentes.
À la rue 39, de la médina, non loin de la Place de l’Obélisque, trouver assis devant la porte de l’immeuble, tenant un cahier à la main, l’étudiant Mamadou Cissokho, martelé que cette situation est de la responsabilité du maire. Selon lui, le maire doit mettre en place des conditions qui permettront à la population de respecter les règles sanitaires de la ville.
« Pour lutter contre cette situation qui gangrène du jour au jour notre capitale, il faut que la mairie prenne en charge cette responsabilité. Pour informer de façon plus large, la mairie doit organiser des journées de sensibilisation dans la commune mais également installé des poubelles à chaque coin et recoin de la ville. La présence de ces dépotoires d’ordures dans les rues pourraient inculquer aux citoyens des valeurs allant dans le sens du respect de la propreté de la ville », rassure l’étudiant en Géographie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
De l’autre côté de la rue se trouve un vendeur d’oranges. Ibrahima Diallo, trouvé en train d’éplucher ses oranges embouche la même trompette. Il soutient que la propreté de la ville n’est pas seulement l’apanage de la seule mairie, mais également celui de la population. Qui également doit porter, la lutte pour une ville propre.
« La propreté de ville n’est pas le travail de la seule mairie. La population à également une part de responsabilité qu’elle doit honorer. Car, les mairies font des efforts en balayant chaque jour les rues, mais les gens se permettent à chaque instant de jeter les ordures. Ceci n’est pas encourageant à son avis. Il faut que nous prenions soin de nous-même. Comme tu le vois, je possède ma propre poubelle et je ne laisse tomber aucune ordure autour de moi, donc il faut que tout le monde fasse pareil », a conseillé M. Diallo tout en épluchant ses oranges.
À la recherche d’éventuelles situations, d’autres personnes ont par ailleurs souligné que le gouvernement doit aider les mairies en mettant en place une loi que tout le monde doit respecter sans exception. Selon ces derniers, les efforts que va effectuer les institutions municipales seront occulter par les mépris de la population. Pour eux, cette solution constituera un moyen qui pourra classer Dakar parmi les capitales les plus propres d’Afrique, ce qui constitue une notoriété pour ce pays.



