L’émoi et la consternation sont les sentiments les mieux partagés, à Daaka de Médina Gounass. La 76 é édition du Daaka de Médina Gounass a tourné à la tragédie. Un incendie d’une rare violence s’est déclenché dans ce site de retraite spirituelle. Le bilan est lourd, plus de 20 morts et une cinquantaine de blessés dénombrés. Jusqu’à l’heure, l’origine de l’incendie n’a pas être déterminée.
Une véritable tragédie partie d’un feu qui s’est déclaré hier, mercredi 12 avril, sur le site de retraite spirituelle (érigé dans la forêt, à 10 km de la commune de Médina Gounass), assailli par des milliers de pèlerins venus de divers horizons, pour célébrer cette 76é édition. Le bilan est lourd. Des sources officielles de la gendarmerie, on dénombre plus de 20 morts et une cinquantaine de blessés.
Cependant, sur la question de l’origine de l’incendie, les avis sont partagés. Selon cet habitant de Médina Gounass, Abdoul Aziz Thierno Belly Bâ, présent sur les lieux, « le feu a brûlé tout sur son passage. Seules les tentes réservées aux marabouts ont été relativement épargnées par la furie des flammes. 22 corps calcinés ont été dénombrés, plus de 100 pèlerins sont portés disparus et 75 à 80% du site (du côté du marché) ont été ravagés par le feu.»
C’est dans l’après midi et il était 15h 26mn, lorsque le feu s’est déclaré, assure Abdoul Aziz Thierno Belly Bâ. Nul n’ignore le début de l’incendie, ce n’est pas le cas sur son origine. Même les sapeurs pompiers déployés sur les lieux, ne sont en mesure de répondre avec exactitude. Plusieurs théories sont avancées pour expliquer l’origine de l’incendie. Si d’aucun ont avancé la thèse « d’un court-circuit électrique », d’autres ont soutenu celle de « l’explosion d’une bonbonne de gaz d’un vendeur de café Touba », alors que certains, se voulant plus catégoriques, argumentent la thèse « d’un jeune fumeur de cigarette qui a été surpris en train de griller une clope dans un endroit où il est formellement interdit de fumer. Surpris, ce dernier a pris la poudre d’escampette pour éviter d’être lynché, tout en jetant la cigarette sur les herbes sèches, d’où l’incendie qui a suivi. »
Face à cela les éléments de la gendarmerie ont ouverts une enquête pour apporter des réponses concrètes sur les causes de cet incendie.
Toutefois les populations de cette ville dénoncent le manque d’eau récurrent au Daaka qui ne compte qu’un seul forage.



