L’ex-Doyen des juges d’instruction du Tribunal de Dakar, Mahawa Sémou Diouf, démarre sa première audience comme juge de à la Cour de justice de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) aujourd’hui. Une cour présidée par la juge ivoirienne, Joséphine Suzanne Ebah, seule rescapée sur les huit juges limogés par l’Union, pour rébellion. Et la première affaire inscrite au rôle de ce matin est le contentieux judiciaire entre le Sénégal et la Cote d’Ivoire sur l’huile de palme.
Pour un bref rappel, cette affaire oppose les deux pays à travers les sociétés Suneor (actuelle Sonacos Sa), dirigée, à l’époque, par l’homme d’affaire Abbas Jabber et la société ivoirienne Sifca de Jean Louis Billon. Cette dernière commercialise de l’huile de palme raffinée dont la teneur en acides gras est de 50%. Ce qui est dangereux pour la santé. Alors que le Sénégal a décidé, depuis novembre 2009, d’imposer une norme sanitaire qui commande un seuil maximal de 30% d’acides gras saturés à l’huile de palme raffinée importée. Ce qui disqualifie l’huile ivoirienne. Mais avec la libération du marché communautaire de l’Union, le 4 juin 2010, la commission de l’Uemoa avait invité le Sénégal à retirer la norme dite NS03-072 fixant à 30% la teneur maximal en acide gras saturés de l’huile de palme raffinée. Ce que le Sénégal avait rejeté, en introduisant deux requêtes qui seront examinées aujourd’hui, devant la Cour de justice de l’Uemoa.



