Dès ce matin, les ex-rebelles des Forces nouvelles ont bloqué l’accès sud de la ville de Bouaké en Côte d’Ivoire. Ils étaient des centaines d’anciens rebelles démobilisés qui sont descendus dans les rues de cette ville, sans armes, pour réclamer leur « part du gâteau« .
Alerté, le préfet de Bouaké s’est rapproché des manifestants et a réussi à obtenir d’eux, après discussions, une suspension de leur mouvement d’humeur. Selon Mamadou Ouattara, porte-parole du mouvement, à la suite des discussions avec le préfet, « un rendez-vous ferme est pris pour rencontrer le chef de l’Etat incessamment ».
Les « démobilisés« , comme on les appelle, occupaient le nord de la Côte d’Ivoire de 2002 à 2011. Durant la crise post-électorale de 2010 à 2011, ils avaient soutenu l’actuel président Alassane Ouattara. Ce dernier leur devait une reconnaissance en retour. Ainsi, une partie d’entre eux a été intégrée dans l’armée ivoirienne, mais une autre a été démobilisée. Ce sont les membres de cette dernière partie qui réclament aujourd’hui « 18 millions de F CFA par personne« , la « reconnaissance de leur grade de caporal » et leur « intégration dans l’armée« .