Après avoir mis en cause les médias occidentaux pour leur trop grande « susceptibilité » aux questions raciales, l’entreprise à l’origine de cette publicité a dû rétropédaler et présenter des excuses. » Pour le tort causé aux Africains en raison de la propagation de cette publicité et de l’écho qu’elle a trouvé dans les médias, nous présentons nos excuses « , a écrit la société chinoise dans un communiqué publié sur le réseau social Weibo.
Une justification un peu courte et publiée en mandarin sur un réseau social lu principalement par les Chinois. L’affaire est devenue le symbole d’une certaine « afrophobie ». » Qui sont-ils ? Que font-ils ? Ils prennent nos femmes. Ils sont peu éduqués. Ils sont sales et violents… Voilà le genre de choses que l’on entend lorsque l’on est Africain en Chine », nous explique la journaliste britannique Nicole Bonnah. Cette jeune femme noire qui vit à Pékin est d’origine afro-caribéenne. » On ne peut pas dire que la Chine est raciste dans son ensemble, mais on constate de plus en plus de pratiques discriminatoires et de brutalités policières. »
« Une afrophobie évidente »
« Bien sûr que le racisme existe en Chine et je sens qu’il se développe « , explique Nicole Bonnah. Sur son blog, elle s’insurge contre cette caricature d’homme africain, représenté comme un prédateur sexuel et déshumanisé. » Il n’est rien d’autre qu’une saleté qui doit être lavé pour plus de propreté et de pureté afin d’incarner la beauté véritable. »
https://youtu.be/op_NAuB4cUk



