Depuis vendredi Cheikh Béthio fait des séances de communication en Europe pour déplorer « le phénomène rampant et extrêmement nocif » qui est en train de gagner les rangs des Thiantacônes et qui pousse certains de ses disciples à dire qu’il est Dieu. Pire, ces mêmes personnes sont allées jusqu’à relativiser le rôle prépondérant qu’a joué Serigne Saliou M’backé dans sa vie de « Cheikh » expliquant qu’il n’y est pour rien. En fait, en parlant d’infiltration, le fils aîné de Cheikh Béthio faisait allusion à ce groupe de personnes qui est né et qui se déconnecte fondamentalement de l’esprit du thiant. Très précis dans le choix de ses mots et très incisif dans son discours, Cheikh Béthio fait retenir que ces paroles distillées lui font énormément mal. « Je suis extrêmement surpris et désolé d’apprendre que certains de mes disciples crient sur tous les toits que je suis Dieu. C’est un phénomène regrettable qui est en train de prendre de l’ampleur et qui ne correspond pas avec la vérité, même si le soufisme peut tolérer certains écarts de langage du disciple par rapport à son guide spirituel. Seulement ici, la démarche est pernicieuse et le phénomène commence à gagner du terrain… Le phénomène est rampant…La perdition est en train de gagner du terrain et il faut le stopper. Méfiez-vous d’eux et restez calmes ». Pour Cheikh Béthio, ces talibés ne savent pas ce qu’ils disent et ont besoin d’être ramenés à la raison impérativement. Le Cheikh de rebondir sur l’une des principales erreurs de ce groupe de disciples qui se réclament de Bara Sow (ce talibé mort à Médinatoul Salam). « Ils ne parlent plus de Serigne Saliou, ils semblent ne plus lui vouer un certain égard, alors que c’est ce dernier qui est l’origine de ce Thiant et qui a fait de moi ce que je suis devenu aujourd’hui. Je me connais et je connais Serigne Saliou mieux qu’eux. » Il critiquera cette démarche avant de demander aux autres de ne pas user de la violence à leur encontre. « Ne leur dites rien ! N’usez pas de la violence à leur encontre ! Je tiens à rappeler qu’ils sont mes talibés. »



