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Carburant de normes sénégalaises: l’inquiétude persiste

Le carburant vendu au Sénégal est conforme aux normes sénégalaises. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’énergie  après avoir reçu les résultats de l’enquête de la Sar, Thierno Alassane Sall fait savoir que ce n’est pas la peine de s’inquiéter contrairement aux révélations de l’ONG public eyes. Mais la ligue Sénégalaise des droits humains reste convaincu et fait savoir qu’il ne doit y avoir de normes sénégalaises ou africaines.

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Les résultats des tests faits dans les laboratoires de la Sar indiquent une conformité avec les normes Sénégalaises. Il y a eu une grande polémique sur nos normes. C’est une question d’échelle et de volume. L’Afrique qui contribue pour 0.3% des émissions alors que les deux grandes puissances ; l’une se situant dans le continent nord-américain, l’autre en Asie qui émettent 25% ne sont pas comparables au Sénégal. Si on ordonné les même pourcentages en volume, il ferait peut être 1000 fois ou 10000 fois plus que notre pays. Nous avons été un peu plus large en proportion. Mais quand on les multiplie avec le nombre de véhicules ou le nombre d’usines ou le nombre d’avions qui circulent dans notre ciel et qui émettent, ces pays dépassent largement notre pays. L’Uemoa a établi ces normes en considérations des volumes effectifs.

La ligue Sénégalaise des droits humains n’est pas du tout convaincu par les arguments du ministre de l’énergie qui parle de carburant conforme aux normes sénégalaises. L’organisation de défense des droits de l’homme rejette la notion de normes sénégalaises et dit se soucier de la santé des populations sénégalaises. Elle persiste dans sa plainte  pour l’ouverture d’une enquête sur cette affaire.

Pour Me Assane Dioma Ndiaye, le ministre lui-même parle de normes sénégalaises et c’est là où ils sont étonnés car cela n’a jamais était l’objet du débat. Le débat explique-t-il est que ces normes supposées être sénégalaises ou africaines ne garantissent pas le droit à la santé des citoyens africains et sénégalais. Aujourd’hui, il a été démontré que ces normes qualifiées de normes africaines y compris les normes sénégalaises sont 200 fois ou 300 fois inférieurs aux normes européennes. Et les multinationales qui envoient ces produits pétroliers au Sénégal savent qu’ils ne peuvent pas les vendre en Europe. Mais ces multinationales se disent ‘puisent que le système légale africain y compris  sénégalais n’est pas suffisamment protecteur, alors profitons de ces normes complaisantes pour écouler nos produits et faire des bénéfices’. C’est ce que la communauté internationale réprime et interdit. C’est-à-dire qu’on ne peut pas, sous le prétexte de normes inférieures faires des bénéfices lucratifs explique-t-il.

Par rapport à la plainte de la ligue Sénégalaise des droits humains contres cette mesure, Me Assane Dioma fait savoir que la plainte est toujours en cours et que le juge avait demandé le rapport de l’Ong public eyes. Celui-ci lui a été remis et le greffe a assuré que l’ordonnance leur sera notifié de manière à permettre le déclenchement de l’action publique.

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