Les scènes de brutalité policière sont devenues très récurrentes. La dernière en date, c’est le commerçant Mamadou Diop décédé à la Médina suite à son interpellation. Une situation que déplore bon nombre de citoyens sénégalais qui dénoncent dans la même occasion une défaillance au niveau de la formation des forces de sécurité mais aussi au delà, un problème d’éducation.
Est-ce nécessaire de gifler, d’insulter, de malmener ou de torturer un citoyen après l’avoir interpellé ou en l’interpellant ? Qu’est-ce qui peut bien expliquer une telle violence des forces de l’ordre ? Pour ce citoyen, le problème de formation reste l’une des causes. «C’est un manque de formation et je prends l’exemple du commerçant Mamadou Diop décédé à la Rue 6 Médina. Il paraît qu’il y avait 5 policiers qui étaient venus le chercher. Et donc s’ils étaient bien formés, ils auraient pu l’interpeller facilement sans qu’il ait mort d’homme», explique ce dernier.
Mais pour cet autre citoyen, il s’agit plutôt d’un problème d’éducation. «Si on a une très bonne éducation, y ‘a certaines choses qu’on peut éviter. (…) Peut-être aussi que c’est la pratique qui fait qu’aujourd’hui certains agents ont des démarches en porte-à-faux avec la formation qu’on leur a donné. C’est un problème d’éducation simplement», se dit-il. Il poursuit pour donner quelques leçons aux forces de l’ordre. Car d’après lui, nul n’est au dessus de l’individu et que peut importe ce dont on est accusé on ne doit nullement être brutalisé. Il n’y a que le juge qui est en mesure d’établir la culpabilité de quelqu’un et que la police se doit de faire son travail de déférer le dossier à la justice.
Pourtant notre pays a ratifié plusieurs conventions internationales interdisant l’usage de la tortue, de traitements dégradant ou inhumain mais de tels actes sont toujours constatés au Sénégal.



